Agression au cutter à Montréal-la-Cluse pour une cigarette : la victime blessée, un véhicule de secours dégradé. Détention provisoire jusqu’en octobre pour un clandestin algérien sous OQTF.

Montréal-la-Cluse : un clandestin algérien sous OQTF blesse un homme au cutter pour une cigarette, puis s’en prend à une ambulance des pompiers
Un homme de 48 ans a été placé en détention provisoire après avoir grièvement blessé une personne au visage avec un cutter, avant de dégrader un véhicule de secours des sapeurs-pompiers. Les faits, survenus le 27 juillet à Montréal-la-Cluse, dans l’Ain, ont été examinés jeudi par le tribunal en comparution immédiate. Le prévenu sera rejugé en octobre, après une expertise psychiatrique.
Une agression déclenchée par un motif futile
Lundi 27 juillet, en fin de journée, un homme en état d’ébriété s’en est pris à une autre personne à Montréal-la-Cluse, apparemment pour une simple demande de cigarette refusée, relate Le Progrès. L’altercation a rapidement tourné à la violence : le suspect a asséné un coup de cutter au visage de sa victime, la blessant sérieusement. Les sapeurs-pompiers, alertés, sont intervenus rapidement pour prendre en charge le blessé.
Le véhicule de secours endommagé à coups de tête
Pendant l’intervention, l’agresseur, toujours sous l’emprise de l’alcool, a lui aussi été pris en charge par les secours et installé dans une seconde ambulance. Visiblement mécontent de cette prise en charge, il s’est alors mis à donner des coups de tête répétés contre l’habitacle du véhicule, jusqu’à briser la vitre arrière.
Le Service d’incendie et de secours (Sdis) ainsi que la Préfecture de l’Ain ont tenu à préciser qu’aucun sapeur-pompier n’avait fait l’objet d’agression, ni physique ni verbale, durant cette intervention, contrairement à ce qu’avait annoncé initialement Le Progrès par erreur. Le SDIS a néanmoins déposé plainte pour la dégradation du véhicule appartenant au centre de secours d’Izernore.
Un homme en situation irrégulière, sans domicile ni emploi
Le mis en cause, de nationalité algérienne, ne figure pas au casier judiciaire mais fait l’objet d’une obligation de quitter le territoire français. Sans domicile fixe ni emploi en France, il n’a plus de contact avec sa compagne et ses deux enfants restés en Algérie, où il exerçait la profession d’aide-soignant. Il encourait jusqu’à sept ans de prison et 100 000 euros d’amende.
La procureure invoque un risque de récidive
Devant le tribunal, la procureure a demandé le maintien en détention du prévenu, invoquant la gravité des faits et un risque de réitération, aggravé par des problèmes de consommation d’alcool. Elle a également souligné sa situation irrégulière et l’absence d’hébergement stable, tandis que l’homme contestait une partie des accusations.
L’avocat de la défense a, pour sa part, évoqué « une affaire étrange » où « deux versions s’opposent » quant au déroulement exact des faits.
Renvoi en octobre et expertise psychiatrique ordonnée
Le tribunal a finalement décidé de placer le prévenu en détention provisoire jusqu’à l’audience de renvoi, fixée au mois d’octobre. Une expertise psychiatrique a par ailleurs été ordonnée pour éclairer la juridiction sur l’état mental de l’accusé au moment des faits.
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