Une vidéo tournée en 2025 dans une cathédrale de Carcassonne révèle les propos politiques d’un aumônier militaire du 3e RPIMa, provoquant une vive polémique à gauche.

Carcassonne : l’homélie polémique d’un aumônier militaire enflamme la classe politique
Une vidéo tournée à l’insu des participants lors d’une célébration militaire à Carcassonne refait surface près d’un an après les faits, ravivant les tensions entre l’Église, l’armée et le monde politique.
Une cérémonie traditionnelle filmée en secret
Le 7 octobre 2025, dans la cathédrale Saint-Michel de Carcassonne, les militaires du 3e régiment de parachutistes d’infanterie de marine (3e RPIMa) se réunissaient comme chaque année pour célébrer leur saint patron, l’archange Michel, également protecteur de la France, relate Le Canard enchaîné. Une personne présente dans l’assemblée a discrètement enregistré une partie du sermon prononcé par l’aumônier militaire. Cet enregistrement, resté confidentiel pendant près d’un an, a été révélé ce vendredi 18 septembre 2026 par Le Canard enchaîné.
L’extrait diffusé, d’une durée d’environ trois minutes, montre l’aumônier se livrer à une prise de parole aux accents nettement politiques, sous les rires et applaudissements de l’assistance.
Des propos qui dépassent le cadre religieux
Dans cette allocution, l’homme d’Église rend d’abord hommage aux soldats tombés pour la France, avant d’opposer cet héritage à une critique acerbe de certaines catégories de la société française, qu’il qualifie d’incompétentes et idéologues. Il invite ensuite l’assemblée à «continuer à combattre» et à garder «le courage de leurs convictions», tout en lançant une formule restée dans les mémoires : «Calmez-vous les gauchistes. Chut ! Respirez par le nez.»
Conscient du caractère sensible de ses propos, l’aumônier reconnaît lui-même «déraper» avant de conclure sur un appel à la ferveur, évoquant le risque que «d’autres prennent notre place» si la fougue venait à manquer.
Une vague d’indignation à gauche
La diffusion de la vidéo a immédiatement suscité de vives réactions parmi les responsables politiques de gauche. Le leader de La France insoumise a dénoncé des propos qu’il juge incompatibles avec l’institution militaire, allant jusqu’à évoquer des «injures racistes» et des «propos séditieux». Le premier secrétaire du Parti socialiste a pour sa part accusé l’aumônier de prôner un retour aux croisades et appelé à combattre l’extrême droite. Plusieurs élus ont également établi un lien avec la théorie du «grand remplacement», bien qu’aucun de ces termes n’apparaisse explicitement dans l’enregistrement.
Un contexte local et national chargé
Cette polémique intervient dans un contexte particulier. Le pape doit se rendre en France à la fin du mois, ce qui accentue l’attention médiatique sur les questions religieuses. Par ailleurs, la municipalité de Carcassonne, dirigée par un maire du Rassemblement national, traverse une période difficile marquée par plusieurs affaires impliquant les forces de l’ordre locales : des agents municipaux suspendus pour propos racistes, ainsi que le décès d’un sans-abri après une intervention violente d’un policier national.
Selon les révélations du journal à l’origine de la diffusion, le maire actuel de la ville, alors député, aurait assisté à cette cérémonie avant son élection.
Votre avis nous intéresse : rejoignez la communauté Police & Réalités et laissez un commentaire.
En savoir plus sur Police & Réalités
Subscribe to get the latest posts sent to your email.

Il reprend les paroles du maire C Barthélémy. Bravo a eux deux
C. BARTHÈS
Et alors où est le problème? la gauche crache son vrnin chaque jour, il faut bien répondre !