Une vague d’appels de faux policiers a visé des commissariats d’Île-de-France ce week-end. Enquête ouverte, piste d’un réseau organisé.

Île-de-France : une vague d’appels de faux policiers sème le trouble dans les commissariats
Plusieurs services de police de l’agglomération parisienne ont été la cible, le week-end dernier, d’individus se faisant passer pour des agents afin d’obtenir la levée de mesures d’immobilisation de véhicules. Des enquêtes judiciaires et administratives ont été ouvertes pour identifier les auteurs de cette opération, qui pourrait impliquer un réseau structuré.
Une cinquantaine d’appels recensés en 48 heures
Entre samedi après-midi et dimanche matin, les standards téléphoniques de plusieurs commissariats franciliens ont enregistré des appels d’individus prétendant être des policiers. Leur objectif : convaincre les agents de lever des mesures d’immobilisation prises à l’encontre de certains véhicules, relate Le Figaro.
La Préfecture de police de Paris a confirmé les faits et lancé un appel à témoins pour recenser d’éventuels autres cas similaires. Une cinquantaine de communications suspectes auraient été identifiées au total. Certains fonctionnaires auraient initialement tenté de répondre favorablement aux demandes, avant que ces tentatives ne soient bloquées par les procédures administratives internes.
Des escrocs visiblement bien informés
Ce qui interpelle les enquêteurs, c’est le niveau de préparation des auteurs. Les appels n’ont pas seulement transité par les standards classiques : certains policiers auraient été contactés directement sur leur téléphone professionnel sécurisé Neo.
Plus troublant encore, les individus disposaient d’informations précises leur permettant d’identifier nommément les agents contactés, ou de se faire passer pour des collègues réellement en poste dans le même département. Ce degré de connaissance interne alimente l’hypothèse d’une opération préparée en amont, s’appuyant sur des données obtenues par des moyens encore à déterminer.
La piste d’un réseau organisé plutôt qu’un canular isolé
Une source policière citée par les médias évoque l’implication d’un individu ayant appelé depuis un numéro de mobile classique, plutôt que depuis une ligne fixe institutionnelle. Une dizaine de commissariats auraient ainsi été sollicités successivement, dans un laps de temps resserré.
Si l’hypothèse d’une plaisanterie isolée a d’abord été envisagée, elle a rapidement été écartée par les enquêteurs. Les investigations s’orientent désormais vers l’action d’un réseau structuré, possiblement actif sur le dark web, où s’échangent des services de fraude documentaire et administrative.
Les “garages fantômes”, au cœur des soupçons
Les motifs d’immobilisation des véhicules concernés pourraient être liés à un phénomène de fraude à l’immatriculation déjà identifié par les autorités : les “garages fantômes”. Il s’agit de sociétés fictives ou de coquilles vides, parfois dotées d’une habilitation obtenue frauduleusement, qui servent à immatriculer des véhicules dans le Système d’immatriculation des véhicules (SIV).
Ce phénomène de fraude “de masse” toucherait environ 250 000 véhicules immatriculés chaque année en France. Ces structures fictives peuvent également servir à faciliter la circulation de véhicules volés ou à dissimuler l’identité de leur véritable propriétaire, complexifiant considérablement le travail des enquêteurs.
Plusieurs volets d’enquête ouverts
Les investigations doivent désormais éclaircir plusieurs points. Les enquêteurs cherchent à établir les raisons précises de la mise en fourrière de ces véhicules et un éventuel lien entre eux. Ils tentent également de comprendre comment les auteurs des appels ont pu obtenir des informations aussi précises sur les policiers ciblés, ainsi que l’objectif final recherché derrière ces demandes de levée d’immobilisation.
(Merci Laurent B.)
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Vous avez des taupes dans les services et des agents très bien placé aux endroits adéquate pour vendre aux racailles. Ils se sont fait embauché que pour travailler avec les narcotrafiquants et cambrioleurs. Dans les préfectures polices gendarmerie même sur les bancs des politiques.