Un animateur lyonnais tout juste diplômé a été condamné à cinq ans de prison pour agression sexuelle sur son ex-compagne et interdit d’exercer.

Lyon : un animateur pour enfants condamné à cinq ans de prison pour agression sexuelle sur son ex-compagne
Le tribunal correctionnel de Lyon a condamné un jeune homme fraîchement diplômé d’animateur loisir pour avoir agressé sexuellement son ex-compagne, avant de la harceler et de proférer des menaces à son encontre. La justice lui interdit désormais d’exercer auprès de mineurs.
Une nuit qui bascule
En octobre 2024, une jeune femme se rend au domicile de son petit ami après avoir découvert une infidélité. Faute de transport pour rentrer chez elle, à plus d’une heure de route, elle passe la nuit sur place, dans le même lit que le jeune homme, alors en couple avec elle depuis sept mois.
Durant la nuit, il tente à deux reprises de lui retirer son pantalon. Elle s’y oppose. Au petit matin, elle se réveille alors qu’il la pénètre sans son consentement. Face à ses protestations, il aurait simplement répondu qu’il « en avait envie ».
Le signalement en ligne, déclencheur de la plainte
Bouleversée, la jeune femme contacte le tchat en ligne de la police nationale. C’est l’opératrice qui l’aide à mesurer la gravité de ce qu’elle vient de vivre et l’encourage à déposer plainte.
Informé que la victime s’était confiée à un proche, le mis en cause réagit violemment : il contacte une connaissance de la jeune femme, connu pour des comportements déplacés à son égard, et lui demande de « venir finir le travail ». Quelques mois plus tard, il multiplie les messages sur les réseaux sociaux — une cinquantaine au total — et tente à plusieurs reprises de la joindre par téléphone, dans l’espoir de renouer.
De l’instruction pour viol à la correctionnalisation
Initialement ouverte pour viol, crime passible de vingt ans de réclusion, l’instruction a été correctionnalisée en agression sexuelle. Le prévenu a reconnu les faits dès le début de la procédure. À la barre, il affirme s’être « remis en question » et souhaite présenter ses excuses à la victime.
Âgé de 21 ans, bénéficiaire de l’allocation adulte handicapé et en fauteuil roulant, il est arrivé en France en 2015 pour des raisons médicales. Il se décrit comme quelqu’un de « respectable ».
Une victime marquée durablement
Sous antidépresseurs depuis les faits, la jeune femme raconte avoir refusé à trois reprises avant que l’agression ne se produise. Elle évoque une « trahison » et affirme que sa vie est désormais « gâchée ». Elle-même animatrice auprès de jeunes enfants, elle a demandé au tribunal d’interdire au prévenu d’exercer cette profession, estimant qu’une personne ayant commis de tels actes ne devrait pas travailler auprès du public.
La défense insiste sur l’absence d’intention malveillante dans les messages envoyés, qualifiés d’« insistants » plutôt qu’insultants, et rappelle que le prévenu a été suspendu à titre provisoire de son club de basket-fauteuil. L’expertise psychiatrique n’a pas relevé de risque de récidive, mais une forme d’immaturité chez ce jeune homme qui « ne supporte pas d’être mis à l’écart ».
L’avocate de la victime dénonce, elle, « un degré de violence et de cruauté sans nom », pointant l’acharnement du prévenu, allé jusqu’à demander confirmation du viol qu’il avait sollicité. La procureure a requis quatre ans de prison, dont trois avec sursis, évoquant des faits « tellement graves, tellement odieux ».
Cinq ans de prison et interdiction d’exercer
Le tribunal a finalement dépassé les réquisitions du parquet en condamnant le prévenu à cinq ans de prison, dont quatre assortis d’un sursis probatoire. La partie ferme de la peine sera exécutée sous bracelet électronique. Il devra suivre des soins obligatoires et lui est interdit tout contact avec la victime.
Les magistrats lui ont également interdit d’exercer une activité en contact avec des mineurs pendant cinq ans, et il a été inscrit au fichier des auteurs d’infractions sexuelles (FIJAIS).
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franchement honteux !!! il faudrait vraiment faire la chasse à ces juges « incompétents »