À Quimper, une femme écrouée après avoir créé une fausse structure liée au ministère de la Justice et recruté huit salariés.

Quimper : une femme écrouée après la création d’une fausse structure du ministère de la Justice
Une habitante de la région de Quimper, âgée de 38 ans, a été mise en examen et placée en détention provisoire. Elle est soupçonnée d’avoir créé une entité fictive se réclamant du ministère de la Justice, utilisée notamment pour acquérir du matériel, louer des véhicules et recruter des salariés.
Une structure fictive présentée comme un service de protection de l’enfance
L’affaire a été révélée par le parquet de Quimper, lundi 28 septembre. Une femme de 38 ans, déjà condamnée à cinq reprises dont trois fois pour escroquerie, est soupçonnée d’avoir dirigé une fausse structure se présentant comme rattachée au ministère de la Justice.
Selon le parquet, cette entité prétendait agir dans le domaine de la protection de l’enfance. La suspecte se présentait comme sa directrice et aurait fait croire à l’existence d’un nouveau service destiné à améliorer l’accompagnement des mineurs.
La structure aurait été constituée à partir de documents comportant des falsifications de pièces et de logos officiels, selon les éléments communiqués par la procureure de la République de Quimper, Cécile Flamet.
Bureaux, véhicules et informatique jamais réglés
Cette organisation présumée aurait permis de louer des bureaux et des véhicules, mais aussi de commander plusieurs biens : matériel informatique, fournitures de bureau et tenues de service notamment.
Les commerçants et prestataires concernés n’auraient pas été réglés. Les propriétaires des bureaux loués auraient également subi des impayés, d’après le parquet.
Le montant total des préjudices doit encore être précisément déterminé dans le cadre des investigations. À ce stade, le parquet précise qu’aucun élément ne permet d’établir que des fonds publics auraient été versés à cette structure.
Huit salariés recrutés avec de faux contrats
Huit personnes auraient été embauchées au moyen de faux contrats de travail. Elles auraient cru participer à la mise en place d’un service chargé de la protection de l’enfance.
Ces salariés n’auraient reçu aucune rémunération. Selon la procureure, la responsable présumée invoquait des délais administratifs liés au lancement d’une structure nouvellement créée pour expliquer l’absence de versement des salaires.
En mars, l’inspection du travail et l’Unité régionale d’appui et de contrôle du travail illégal ont informé les employés qu’ils avaient été victimes d’une supercherie présumée. Leurs déclarations ont ensuite contribué à identifier la principale suspecte.
Une femme détenue et un homme sous contrôle judiciaire
La femme a été mise en examen en juillet, notamment pour escroquerie au préjudice d’un organisme public, faux, usage de faux et travail dissimulé. Elle a été placée en détention provisoire.
Elle encourt jusqu’à 14 ans d’emprisonnement, selon le parquet de Quimper.
Un homme âgé de 49 ans, qui se présentait comme comptable et directeur de cabinet de la structure, a lui aussi été mis en examen. Il est poursuivi pour des faits d’escroquerie, de travail dissimulé et d’activité de gestion malgré une interdiction. Placé sous contrôle judiciaire, il encourt jusqu’à 5 ans de prison.
L’enquête se poursuit afin de déterminer l’ampleur exacte du préjudice financier et le rôle de chacun dans ce dispositif présumé.
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