Deux frères d’une association de Gironde et la présidente d’une structure de Saint-Étienne sont mis en examen pour financement présumé du Hamas. Les faits.

Financement présumé du Hamas : trois responsables d’associations humanitaires françaises mis en examen
Deux frères girondins et la présidente d’une association stéphanoise ont été mis en examen à Paris pour des soupçons de financement du Hamas. Washington affirme que plus de deux millions de dollars auraient été collectés sous couvert d’aide humanitaire à Gaza. Les intéressés contestent ou n’ont pas reconnu les faits, et l’enquête se poursuit.
Une enquête ouverte par le parquet antiterroriste
Cinq personnes ont été placées en garde à vue mardi 29 septembre, dans le cadre d’une enquête préliminaire, rapporte France Info. Les investigations portaient sur des faits de « financement du terrorisme » et d’« association de malfaiteurs terroriste en vue de crimes contre les personnes ».
Parmi elles figuraient deux frères liés à l’association « Baraka », basée à Saint-André-de-Cubzac (Gironde), et une femme de 39 ans, présidente de l’association « Ensemble C Mieux », installée à Saint-Étienne (Loire). Le Parquet national antiterroriste (Pnat) a ensuite ouvert une information judiciaire, vendredi 2 octobre.
Trois mises en examen le 3 octobre
Samedi 3 octobre, trois personnes ont été mises en examen. Les chefs retenus sont :
• le financement d’une entreprise terroriste, en l’occurrence le Hamas ;
• l’abus de confiance en bande organisée ;
• le blanchiment d’abus de confiance en bande organisée en relation avec une entreprise terroriste.
Ce que reprochent les autorités américaines
L’affaire a pris une dimension internationale. Le Trésor américain, via l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), chargé des sanctions, et le ministère américain de la Justice ont alerté Paris sur les activités de ces structures.
Selon l’OFAC, les fonds collectés auraient atteint le Hamas par l’intermédiaire de Saleem al-Zaq, membre de sa branche armée. Entre 2020 et 2026, Faouzi B. (Baraka), Amel O. (Ensemble C Mieux) et al-Zaq auraient réuni plus de deux millions de dollars. Environ 1,5 million aurait été collecté après l’attaque du 7 octobre 2023.
Un incarcéré, une mise en liberté sous contrôle
Faouzi B., 35 ans, a été placé en détention provisoire, dans l’attente d’un débat contradictoire différé qu’il a lui-même demandé. Le Pnat avait aussi requis l’incarcération d’Amel O., mais le juge des libertés et de la détention en a décidé autrement. Elle reste libre, sous contrôle judiciaire.
La position de la défense
L’avocat d’Amel O. affirme que sa cliente est engagée dans l’humanitaire, au soutien d’une population civile victime, selon lui, d’un génocide à Gaza. Il assure qu’elle n’a aucun lien avec le Hamas.
De son côté, Me Lucie Simon, conseil de Faouzi B., s’interroge sur la médiatisation décidée par l’OFAC. Elle dit être surprise par cette communication dans un contexte politique qu’elle juge inflammable.
Des sanctions financières américaines
Au-delà de la procédure française, les personnes visées font l’objet de sanctions américaines. Elles entraînent le gel d’éventuels avoirs détenus aux États-Unis. Elles obligent aussi les entreprises américaines, comme Mastercard, à rompre toute relation financière avec elles.
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Faouzi B. (Baraka) son frère Nordine, Amel O. (Ensemble C Mieux) et al-Zaq auraient réuni plus de deux millions de dollars.
Pour ceux qui ne lisent pas les articles entièrement, c’est mieux de publier les identités des le début.
Comme fdesouche : « Palestine : soupçonnés d’avoir détourné des millions de dollars pour le Hamas, des responsables et membres d’associations humanitaires françaises – dont Amel O. et les frères Faouzi B. et Nordine B. – mis en examen annonce le parquet antiterroriste »