À Perpignan, un couple de retraités de 85 et 87 ans est contraint de quitter sa maison, rachetée il y a plus de 20 ans, après une décision de justice en faveur de leur fille adoptive. Un drame familial déchirant.

C’est une affaire tragique et profondément humaine qui bouleverse Perpignan.
Yves, 85 ans, et son épouse de 87 ans, lourdement dépendante, sont menacés d’expulsion de la maison qu’ils ont achetée, rénovée et habitée depuis 2002. En cause : une décision judiciaire du 6 mars 2025 ordonnant leur départ sous deux mois, à la demande de leur fille adoptive — la seule des 29 enfants placés qu’ils ont accueillis au cours de leur vie — à qui ils avaient transmis la propriété du bien pour se protéger de créanciers il y a plus de 20 ans, sans conserver l’usufruit par acte notarié.
Après des problèmes de santé, des dettes, et une incapacité à régler la taxe foncière, la situation dégénère. Leur fille, officiellement propriétaire, les assigne en justice. Si un premier jugement reconnaît en 2021 qu’ils peuvent réclamer une indemnité en cas de départ, la cour d’appel les déclare en 2025 « occupants sans droit ni titre », ordonnant leur expulsion effective le 2 juin.
Malgré leurs 1 800 € de retraite mensuelle et une vie de dévouement à l’accueil d’enfants placés, ils se retrouvent aujourd’hui sans solution. Yves, désespéré, a sollicité Me Jean Codognès pour tenter d’annuler la donation pour cause d’ingratitude. « Je veux rester dans ma maison, avec ma femme et mes chats », répète-t-il. « On nous jette dehors comme des chiens. On ne va pas vivre 20 ans de plus, il suffisait d’attendre un peu… »
Un drame familial glaçant, à la frontière entre légalité froide et injustice humaine.
Pour en savoir plus : L’IndĂ©pendant
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