Depuis la prison de Réau, deux détenus ont monté une vaste arnaque bancaire avec complices. Ils ont escroqué 135 000 € à des dizaines de victimes.

Une spectaculaire affaire d’escroquerie vient d’éclater en Seine-et-Marne : depuis leurs cellules du centre pénitentiaire de Réau, deux détenus de 25 et 29 ans ont orchestré un vaste réseau de fraude bancaire, raflant près de 135 000 euros à au moins 58 victimes. Le mode opératoire, bien rôdé, s’appuyait sur des appels frauduleux — dits au “faux conseiller bancaire” — visant en priorité des personnes vulnérables.
Le stratagème débute par des campagnes de phishing via SMS ou e-mails, se faisant passer pour la Sécurité sociale ou des services de livraison. Grâce à ces techniques, les escrocs récupéraient identifiants bancaires, numéros de téléphone et autres données sensibles. Ensuite, des complices — surnommés « alloteurs » — se faisaient passer pour des agents bancaires et convainquaient les victimes de transférer leurs fonds « pour éviter une fraude ». Dans d’autres cas, un faux coursier venait récupérer cartes bancaires et codes PIN.
L’affaire débute en février 2025, lorsque la PJ de Paris alerte la brigade de la criminalité financière de Seine-et-Marne. Une enquête révèle que l’un des suspects fanfaronnait sur Snapchat. Des téléphones sont saisis dans les cellules, plusieurs transferts bancaires sont tracés, et une dizaine de mules bancaires sont identifiées. Les gains étaient partagés : les petites mains, souvent recrutées sur Telegram ou Snapchat, touchaient 30 % des sommes récupérées.
La compagne de l’un des cerveaux, âgée de 22 ans et connue des services de police, jouait un rôle central. Résidant à Boulogne-Billancourt, elle aidait à blanchir l’argent et menait un train de vie dispendieux : vêtements de luxe, séjours dans des hôtels haut de gamme, voitures de location. Les policiers découvriront chez elle des objets de valeur et des documents relatifs aux virements frauduleux.
Le 21 mai, les trois suspects sont déférés devant le parquet de Melun. Ils comparaîtront le 18 juillet devant le tribunal correctionnel.
Pour en savoir plus : Le Parisien (abonnés)
En savoir plus sur Police & Réalités
Subscribe to get the latest posts sent to your email.








Incroyable! Et vraiment informatif!!!