Sous bracelet électronique à Pexiora, un Carcassonnais de 34 ans est arrêté avec 23 g de cocaïne et 62 g de cannabis. Il est condamné à 10 mois ferme.

Sous bracelet électronique avec cocaïne et cannabis : dix mois de prison ferme pour un récidiviste du Lauragais
Un homme de 34 ans, placé sous surveillance électronique, a été intercepté par les gendarmes à Pexiora avec 85 grammes de stupéfiants cachés dans son véhicule. Jugé en comparution immédiate à Carcassonne, il a écopé de dix mois d’emprisonnement ferme.
Un comportement suspect sur la route attire l’attention des gendarmes
Le vendredi 5 juin, les gendarmes avaient déployé un dispositif de contrôle routier à hauteur de Bram, dans le Lauragais, relate L’Indépendant. Leur attention se porte rapidement sur une Citroën C4 dont le conducteur freine brusquement avant de modifier sa trajectoire à leur approche. Signalé comme suspect, le véhicule est localisé et intercepté peu après du côté de Pexiora.
À bord, c’est la compagne du prévenu qui se trouve au volant, ce dernier occupant la place passager. Alertés par une forte odeur de cannabis émanant de l’habitacle, les militaires procèdent à une fouille approfondie du véhicule. Le résultat est sans appel : 23 grammes de cocaïne, 62 grammes d’herbe de cannabis ainsi que 410 euros en espèces sont découverts à l’intérieur.
“J’ai fait n’importe quoi” : le prévenu reconnaît les faits devant le tribunal
Après une nuit passée à la maison d’arrêt de Carcassonne, l’homme comparaît dès le lundi 8 juin devant le tribunal correctionnel, sous escorte pénitentiaire. Il est poursuivi pour transport, détention et acquisition non autorisés de stupéfiants, ainsi que pour usage illicite, le tout en état de récidive — une précédente condamnation ayant été prononcée par le tribunal d’Albi en septembre 2022.
Face à la présidente, le prévenu reconnaît les faits sans détour et affirme avoir acquis ces produits à Carcassonne pour sa seule consommation personnelle. Il concède avoir “complètement merdé” et qualifie cette rechute dans l’addiction de “pire erreur de sa vie”, tout en niant catégoriquement toute activité de revente. Sur l’identité de son fournisseur, ses réponses restent vagues : il évoque simplement “une personne qu’il voyait souvent” et qui lui aurait consenti un tarif avantageux.
Le tribunal s’interroge néanmoins sur la compatibilité des quantités saisies avec une simple consommation personnelle.
Un parcours judiciaire chargé, une mesure de liberté bafouée
Le profil du prévenu alourdit sensiblement le dossier. Père de trois enfants, en contrat à durée déterminée dans une société de nettoyage depuis moins de deux mois, il présente un casier judiciaire comportant neuf condamnations antérieures. Plus significatif encore : au moment des faits, il bénéficiait depuis exactement un an d’une détention à domicile sous surveillance électronique (DDSE), dans l’attente d’une éventuelle libération conditionnelle.
La procureure souligne l’incongruité de la situation : un homme placé sous ce dispositif de confiance, qui choisit d’aller s’approvisionner en stupéfiants, difficile à concilier avec la thèse du petit consommateur. Elle requiert vingt-quatre mois d’emprisonnement, dont six mois avec sursis probatoire, assortis d’un maintien en détention pour la partie ferme.
Relaxe partielle, mais condamnation à dix mois ferme
La défense plaide pour une peine entièrement aménageable, insistant sur le besoin d’accompagnement thérapeutique dont le prévenu n’a, selon elle, jamais réellement bénéficié.
Après délibéré, le tribunal adopte une position nuancée. Il relaxe le prévenu des chefs de transport, détention et acquisition, estimant ne pas disposer de la certitude suffisante quant à son implication dans un trafic organisé. En revanche, il le déclare coupable d’usage illicite de stupéfiants et le condamne à dix mois d’emprisonnement ferme, avec maintien en détention.
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