Condamné pour trafic de stupéfiants, Christophe Dicranian se voit réclamer un million d’euros par le fisc pour la valeur de biens saisis en 2016.

Déjà lourdement condamné à 12 ans de prison et 50 000 euros d’amende en novembre 2022 pour trafic de stupéfiants, Christophe Dicranian, figure bien connue du milieu azuréen, doit désormais faire face à un redressement fiscal d’un million d’euros. Le tribunal administratif de Nice a rejeté sa requête visant à contester la propriété des biens saisis lors de son arrestation en 2016 par la PJ de Nice.
Dans trois boxes de garage liés à l’intéressé, les enquêteurs avaient mis la main sur une Lamborghini, 342 kg de résine de cannabis, 6,8 kg de cocaïne et d’importantes liasses de billets, pour une valeur estimée à plus de 3,5 millions d’euros. S’il a tenté de faire valoir que ces biens ne lui appartenaient pas, la justice a retenu qu’ils étaient à sa libre disposition.
L’administration fiscale s’est appuyée sur l’article 1649 quater-0 B bis du Code général des impôts, qui permet d’imposer la valeur marchande des biens en cas de trafic de stupéfiants, même sans preuve de bénéfice. En se basant sur les prix officiels de l’époque (7€ le gramme de résine, 84€ celui de cocaïne), le fisc a estimé le montant dû à un million d’euros, pénalités incluses.
Le Niçois a désormais deux mois pour faire appel devant la cour administrative d’appel de Marseille. Une épreuve de fond pour celui qui affichait, quelques années plus tôt, son goût du luxe et ses exploits sportifs sur les réseaux sociaux.
Pour en savoir plus : Nice matin
(Merci Fabrice Guérault)
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