Un squatteur de 34 ans a été grièvement blessé à Montreuil après avoir été roué de coups par des résidents excédés. Trois hommes sont mis en examen.

Dans la nuit du 1er juin à Montreuil (Seine-Saint-Denis), un homme de 34 ans a été violemment passé à tabac par plusieurs individus dans le quartier de la Noue, à proximité de la rue Hoche.
La victime, un sans-abri, avait tenté un peu plus tôt de s’installer dans un appartement vide avec sa compagne, au sein d’un immeuble HLM en cours de désaffectation situé rue du Clos-Français, dans une zone en pleine rénovation urbaine.
Selon le témoignage de la jeune femme, âgée de 19 ans, elle aurait été agressée sexuellement par un autre squatteur alors qu’elle se trouvait seule dans le bâtiment. Elle affirme avoir réussi à mettre en fuite l’individu, avant de contacter son compagnon pour qu’il revienne. Peu après, une altercation a éclaté avec deux résidents de l’immeuble, qui auraient ordonné au couple de quitter les lieux. La situation a rapidement dégénéré.
Le couple s’est alors réfugié dans un pavillon de la rue Hoche. C’est là qu’ils ont été rattrapés et violemment agressés par un groupe d’environ quinze personnes, armées de gourdins, dont plusieurs jeunes de la cité voisine de la Noue.
Le passage à tabac aurait été déclenché par la famille de deux des résidents impliqués dans la première altercation, en pleine nuit de célébration de la victoire du PSG.
La victime a été retrouvée dans une mare de sang, inconsciente, souffrant de multiples enfoncements du crâne et d’une hémorragie cérébrale. Elle a été transportée à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière en urgence absolue et plongée dans le coma. Son incapacité totale de travail (ITT) a été fixée à 100 jours.
Trois membres d’une même famille, un père de 61 ans et ses deux fils âgés de 21 et 28 ans, ont été mis en examen le 5 juin à Bobigny pour tentative de meurtre. Le père a été placé sous contrôle judiciaire, tandis que ses deux enfants ont été écroués. Lors de leur audition, les suspects ont reconnu les faits tout en expliquant qu’ils souhaitaient uniquement « faire peur » au couple, évoquant des intrusions régulières dans leur immeuble et le besoin de calme pour s’occuper de la mère de famille, gravement malade.
L’enquête se poursuit pour identifier les autres participants au lynchage.
Pour en savoir plus : Le Parisien
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