La Jeune Garde (antifasciste) et Lyon Populaire (ultradroite) ont été dissoutes en Conseil des ministres pour incitation à la violence, annonce Bruno Retailleau.

Le gouvernement français a officiellement dissous deux groupements politiques jugés violents : La Jeune Garde, un mouvement antifasciste fondé en 2018 par Raphaël Arnault (désormais député LFI/NFP), et Lyon Populaire, un groupe d’ultradroite.
L’annonce a été faite ce jeudi par le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau sur X (ex-Twitter), à l’issue d’un Conseil des ministres.
Le ministre accuse ces deux « groupements de fait » de provoquer à des agissements violents contre les personnes, des incitations souvent suivies d’effets concrets. Lyon Populaire est également visé pour apologie de la collaboration avec le nazisme, ainsi que pour provocation à la haine, à la discrimination et à la violence envers les étrangers.
En revanche, la dissolution annoncée d’Urgence Palestine n’a pas encore été entérinée. Le décret correspondant n’a pas été présenté en Conseil des ministres, bien que la procédure contradictoire ait été engagée dès avril. Ce groupement est soupçonné par le ministère de faire l’apologie du Hamas et d’appeler à l’intifada sur le sol français, ainsi qu’à la haine envers les juifs.
Des meetings de protestation ont été organisés dans plusieurs villes, notamment à Paris, pour dénoncer ces dissolutions, perçues par certains comme une atteinte à la liberté d’expression. Amnesty International France, par la voix de sa présidente Anne Savinel-Barras, a mis en garde contre une éventuelle dissolution d’Urgence Palestine, en évoquant un contexte de guerre à Gaza.
Bruno Retailleau, de son côté, affirme que l’État « ne peut laisser la violence se banaliser », et justifie ces mesures comme un acte nécessaire « face à l’ensauvagement de la société ».
Pour en savoir plus : Le Parisien
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