Accusée d’avoir tué son grand-père en 2020 en incendiant son lit, une femme de 33 ans est rejugée à Bourg-en-Bresse. Elle évoque un « acte d’amour ».

Ce lundi 23 juin, s’ouvre à Bourg-en-Bresse le procès en appel d’Émilie G., 33 ans, accusée d’avoir tué son grand-père de 95 ans en mettant le feu à son lit en août 2020, à Saint-Laurent-de-Mure (Rhône).
Selon les informations de CNEWS, lors de son premier procès, la jeune femme avait reconnu les faits, invoquant un « acte d’amour » pour mettre fin aux souffrances de celui qu’elle considérait comme son père.
Condamnée en première instance à cinq ans de prison avec sursis par la cour d’assises du Rhône, malgré des réquisitions à 15 ans de réclusion, elle comparaît à nouveau après l’appel du parquet. L’enquête a révélé que la victime, en situation de grande dépendance, a succombé à l’asphyxie et à de graves brûlures après avoir été piégée dans son lit médicalisé.
Décrite par les experts comme atteinte d’un « état dissociatif » ayant altéré son discernement, Émilie G. aurait agi dans un contexte de détresse psychologique aiguë, marqué par la souffrance de son grand-père, des tensions familiales et une rupture sentimentale brutale.
Ce procès intervient dans un contexte national sensible, alors que le Parlement vient d’adopter en première lecture un projet de loi sur la fin de vie, relançant le débat sur l’aide à mourir. L’affaire soulève des questions éthiques complexes entre compassion, légalité et violence, et met en lumière les limites de l’accompagnement des personnes âgées en fin de vie.
Pour en savoir plus : Cnews
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