Cinq ans après l’interpellation de Michel Zecler, quatre policiers sont renvoyés en procès à Paris. Le caractère raciste n’a pas été retenu.

Cinq ans après l’interpellation très médiatisée de Michel Zecler, producteur de musique, dans son studio parisien en novembre 2020, quatre policiers vont comparaître en justice selon les informations du Parisien.
Les juges d’instruction parisiens ont ordonné leur renvoi pour violences volontaires aggravées et faux en écriture publique, mais écartent la circonstance aggravante de racisme, faute d’éléments probants suffisants selon eux.
Trois agents seront jugés devant la cour criminelle départementale de Paris pour avoir rédigé un faux procès-verbal afin de masquer les violences, et pour des coups ayant entraîné une incapacité totale de travail de 45 jours. Un quatrième policier comparaîtra devant le tribunal correctionnel, accusé d’avoir lancé une grenade lacrymogène dans le studio, blessant Zecler et plusieurs jeunes présents.
La diffusion en 2020 des images de l’agression par Loopsider avait provoqué une onde de choc jusqu’au sommet de l’État, révélant une scène d’une extrême violence : rébellion, matraquage répété, coups « injustifiés », propos racistes présumés. Si le ministère public souhaitait voir retenue la dimension raciste, les magistrats instructeurs ont estimé que les éléments réunis ne répondaient pas aux standards exigés en matière pénale.
Pour en savoir plus : Le Parisien
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