Le père du principal suspect du meurtre de Lyhanna avait été visé en 2013 par une plainte pour viol. Il a obtenu un non-lieu définitif en 2021 après huit ans d’enquête.

Affaire Lyhanna : le père du principal suspect visé par une plainte pour viol, un non-lieu définitif obtenu après huit ans
Alors que l’affaire Lyhanna continue de soulever l’indignation, la Cour d’appel de Montpellier a exhumé le passé judiciaire du père de Jérôme Barella, principal suspect dans la mort de la fillette. Un homme lui-même mis en cause pour des faits graves, mais qui a bénéficié d’un non-lieu définitif en 2021.
Une plainte pour viol déposée en 2013
En 2013, une plainte pour viol a été déposée contre J. Barella, père de Jérôme Barella, l’homme aujourd’hui désigné comme principal suspect dans le meurtre de Lyhanna, relate RTL. La plaignante, une de ses petites-filles, était âgée de 10 à 13 ans au moment des faits allégués, qui se seraient produits à son domicile entre 2010 et 2013. Cette information, confirmée de source judiciaire, a conduit la Cour d’appel de Montpellier à consulter ses propres archives dans le contexte du scandale provoqué par l’affaire Lyhanna.
Il convient de préciser que cette petite-fille n’est pas la fille de Jérôme Barella, lui-même visé par plusieurs plaintes pour viols sur mineurs de moins de 15 ans.
Huit ans d’enquête pour un non-lieu définitif
La procédure judiciaire relative à ces accusations a duré près de huit ans, une durée exceptionnellement longue qui interpelle, même au regard des délais habituels de l’institution judiciaire. En 2021, J. Barella a finalement bénéficié d’un non-lieu. La famille de la plaignante a interjeté appel de cette décision avant de se désister, rendant ainsi le non-lieu définitif.
Le parquet général de Montpellier a précisé que J. Barella n’a jamais été placé en garde à vue ni mis en examen dans cette affaire : il avait uniquement le statut de témoin assisté, une mesure procédurale qui permet d’entendre une personne soupçonnée sans l’inculper formellement.
Le dossier pourrait-il être rouvert ?
À ce stade, aucune procédure n’est engagée pour rouvrir le dossier. Seul un élément nouveau apporté par la plaignante, aujourd’hui âgée de 25 ans, serait de nature à relancer les investigations. En l’absence d’un tel élément, la décision de non-lieu reste irrévocable.
Une seconde plainte signalée en 2018
Par ailleurs, une autre petite-fille aurait déposé plainte contre le même homme en 2018. Les suites judiciaires éventuelles de cette procédure demeurent inconnues à ce stade. Ces révélations successives dressent un tableau familial particulièrement préoccupant, dans une affaire qui n’a pas fini de livrer ses zones d’ombre.
Le conseil de J. Barella n’a pas été en mesure de répondre aux sollicitations de la presse.
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C’est une famille à fuir…