À Bruges, en Gironde, une femme a été victime d’une agression sexuelle en pleine rue par un détenu en permission. L’homme, déjà incarcéré pour extorsion, a été condamné à cinq ans de prison. Son ADN l’a trahi.

Une agression sexuelle choquante s’est produite dans la nuit du 6 avril à Bruges, en périphérie de Bordeaux. Selon les informations de Sud-ouest, une jeune femme, qui venait de descendre du tramway à l’arrêt Cracovie vers 1h30 du matin, a été suivie puis agressée par un inconnu à vélo.
L’homme l’a abordée près des boîtes aux lettres d’un immeuble. Il lui a d’abord tenu des propos obscènes, avant de l’attaquer physiquement : il l’a plaquée au sol, s’est assis sur elle, l’a touchée au niveau de la poitrine et de l’entrejambe, tout en se masturbant. Il a tenté de l’empêcher de crier en lui couvrant la bouche et a proféré des menaces, évoquant un couteau.
Terrifiée, la victime a réussi à s’enfuir et a immédiatement prévenu la police. Bien que trop choquée pour se rendre à l’hôpital, elle a suivi les recommandations des enquêteurs en conservant ses vêtements dans un sac plastique. Cette précaution a permis de recueillir du sperme, menant rapidement à une identification génétique.
L’ADN correspond à celui de Drys Guerchet, un homme de 23 ans déjà incarcéré à la maison d’arrêt de Gradignan pour extorsion avec violence. Le jour de l’agression, il bénéficiait d’une permission de sortie… mais n’était pas rentré.
Jugé en comparution immédiate le 10 juillet devant le tribunal correctionnel de Bordeaux, le prévenu est resté silencieux tout au long de l’audience. Une expertise a révélé qu’il souffrait de troubles du spectre autistique, sans altération de son discernement.
Le procureur Bertrand Raimbault a souligné la gravité des faits :
« Ce n’est pas un simple déséquilibré. Un prédateur rodait dans les rues de Bordeaux. L’étape suivante, c’était le viol. »
Il a requis cinq ans de prison ferme. Le tribunal a suivi les réquisitions.
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