À Évreux, un retraité ukrainien de 69 ans a été mis en examen pour le meurtre de sa voisine franco-russe, survenu après une altercation nocturne. La victime aurait agressé ses voisins à plusieurs reprises. Une enquête est en cours.

Un drame s’est joué à Évreux (Eure) dans la nuit du lundi 8 au mardi 9 juillet 2025. Selon les informations du Parisien, un homme de 69 ans, réfugié ukrainien, a été mis en examen pour meurtre après la mort violente de sa voisine franco-russe, avec laquelle il entretenait un lourd contentieux de voisinage. L’information a été confirmée par le parquet local vendredi.
Les faits se sont produits aux alentours de 7 heures du matin. La voisine, âgée d’une cinquantaine d’années, serait montée chez le couple ukrainien pour les agresser avec un couteau d’environ 20 centimètres, alors qu’ils se trouvaient avec une amie. L’homme aurait alors saisi l’arme et retourné la violence contre elle, lui infligeant trois blessures, dont une à la cuisse, s’avérant mortelle.
Selon le procureur de la République d’Évreux, Rémi Coutin, la défunte avait déjà fait l’objet de plusieurs signalements. Elle aurait eu un comportement hostile récurrent, assorti de menaces de mort à l’égard du couple arrivé en France en mars 2022 pour fuir la guerre en Ukraine. Une précédente intervention de la police avait été demandée par un voisin les 22 et 30 juin, en raison de violences verbales et physiques présumées de la part de la victime.
Dans la nuit du drame, un voisin a expliqué avoir passé la soirée à consommer de l’alcool avec la victime. Elle aurait ensuite volontairement monté le volume de sa musique, frappé le plafond avec un balai pour provoquer ses voisins, puis tenté de pénétrer chez eux, déclenchant une première altercation. Ce voisin, déjà condamné pour violences à cinq reprises, a été mis en examen pour violences aggravées pour avoir frappé le retraité ukrainien.
Née au Kazakhstan en 1967, alors territoire de l’ex-URSS, la victime était arrivée en France en 2004. D’après son ex-mari, elle défendait des opinions prorusses radicales, estimant que la Russie devait “se défendre, chasser les nazis d’Ukraine et lutter contre l’OTAN”.
Compte tenu du contexte, de la provocation initiale et du caractère défensif apparent de l’acte, le mis en cause n’a pas été placé en détention provisoire. L’enquête se poursuit pour éclaircir les circonstances exactes de cette tragédie où voisinage, idéologie et tensions personnelles semblent s’être entremêlés.
En savoir plus sur Police & Réalités
Subscribe to get the latest posts sent to your email.







