Lors d’un rodéo urbain à Montauban, Ayoub, 21 ans, a failli percuter un policier municipal en fuyant un contrôle. Jugé, il refuse le travail d’intérêt général proposé et écope de 4 mois de prison avec sursis.

Rodéo urbain à Montauban : un jeune motard refuse le TIG et préfère la prison avec sursis
Montauban (Tarn-et-Garonne), juillet 2025 – Le 1er juillet, selon les informations de La Dépêche, le tribunal judiciaire de Montauban a jugé un jeune homme de 21 ans pour un rodéo urbain particulièrement dangereux. En février dernier, Ayoub, casquette sur la tête et cheveux gominés, avait pris tous les risques pour fuir un contrôle de police à bord d’un motocross non homologué, sans casque.
Une fuite spectaculaire en pleine ville
Ce jour-là , un riverain avait alerté les forces de l’ordre : un groupe de motards perturbait la tranquillité d’un quartier résidentiel, mettant en danger les enfants présents sur une aire de jeux. À l’arrivée des agents municipaux, Ayoub a tenté de s’échapper à vive allure. Il franchit un rond-point à contresens, effectue des figures acrobatiques en roue arrière et parvient à s’enfuir en se glissant de justesse entre la portière ouverte d’un véhicule de police et le trottoir. Un agent municipal échappe de peu à la collision.
Un prévenu peu concerné
Lors de l’audience, Ayoub, vêtu d’un tee-shirt Dior, semble minimiser les faits. La présidente du tribunal, Emmanuelle Yvert, tente de comprendre :
— “Pourquoi vous retrouvez-vous dans ce genre d’affaire, à mettre en danger des enfants et des riverains ?”, demande-t-elle.
— “Je voulais juste faire un tour avec cette moto”, murmure le prévenu.
Bien qu’il se soit rendu de lui-même au commissariat trois jours après les faits, son attitude interroge.
« Je veux bien travailler, mais pas gratuitement »
Sans emploi et au casier judiciaire encore vierge, Ayoub s’est vu proposer un travail d’intérêt général par le procureur Bruno Sauvage. Mais sa réponse laisse le tribunal pantois :
— “Je veux bien travailler, mais pas gratuitement”, déclare-t-il, préférant une peine de prison avec sursis.
Cette déclaration indigne Me Héloïse Zinutti, avocate de l’agent municipal :
— “Les conséquences pour mon client auraient pu être graves.”
Une peine clémente mais symbolique
Le tribunal suit les réquisitions du parquet : Ayoub est condamné à quatre mois de prison avec sursis et devra verser 800 euros de dommages et intérêts à la victime pour préjudice moral. Cette affaire illustre une nouvelle fois la banalisation inquiétante des rodéos urbains et l’attitude parfois désinvolte de leurs auteurs face à la justice.
(Merci Yann Bourguignon)
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Prison ferme pour ce genre d’individu
Que dites-vous de France-Vacances, comme nouveau nom pour la justice française ?
Depuis quand on choisit sa peine ?
C’est vraiment du grand n’importe quoi !!
En prison direct