Le tribunal administratif de Grenoble a annulé l’obligation de quitter le territoire français prononcée contre l’influenceur algérien Imad Tintin. Devenu père d’une enfant française, il bénéficie désormais d’un droit au séjour au titre de la vie privée et familiale.

OQTF annulée pour l’influenceur Imad Tintin : la naissance de sa fille change la donne
Grenoble (Isère) – Nouvelle décision judiciaire dans l’affaire de l’influenceur algérien Imad Tintin. Selon les informations de Ouest-France, le tribunal administratif de Grenoble a annulé, lundi 21 juillet, l’obligation de quitter le territoire français (OQTF) ainsi que l’interdiction de retour de trois ans prononcées à son encontre en janvier dernier. En cause : la naissance de sa fille, de nationalité française, en décembre 2024, qui lui ouvre un droit au séjour.
Une décision fondée sur le droit au respect de la vie familiale
Selon la décision rendue par la juridiction administrative, Imad Oul Brahim – de son vrai nom – a déposé une demande de titre de séjour pour “vie privée et familiale”, après avoir reconnu sa fille née le 14 décembre 2024. Conformément aux accords bilatéraux entre la France et l’Algérie, un certificat de résidence d’un an est délivré de plein droit au parent algérien d’un enfant français mineur résidant en France, dès lors qu’il exerce l’autorité parentale ou contribue à ses besoins.
Les juges ont estimé que la préfecture n’avait pas procédé aux vérifications nécessaires avant de délivrer l’OQTF.
Un revirement de situation pour l’influenceur controversé
Arrivé en France en 2021, Imad Tintin, 31 ans, s’est fait connaître sur TikTok en tenant des propos jugés violents, notamment à l’encontre des forces de l’ordre. Il a été condamné à 450 euros d’amende pour des menaces, mais ne fait actuellement l’objet d’aucune peine d’emprisonnement.
Sa situation avait attiré l’attention du ministère de l’Intérieur, dans un contexte tendu entre Paris et Alger, marqué par des demandes répétées d’expulsion d’influenceurs algériens controversés.
Trois mois pour réévaluer son dossier
La préfecture de l’Isère dispose désormais de trois mois pour réexaminer son dossier. En attendant, la justice a ordonné la délivrance, dans un délai de huit jours, d’une autorisation provisoire de séjour lui permettant de travailler légalement en France.
(Merci Yann Bourguignon)
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