Un médecin du travail de 71 ans, exerçant dans l’Oise, a été mis en examen pour des viols présumés sur deux patientes, dont les plaintes datent de 2013 et juillet 2025. Il a été placé en détention provisoire par le juge des libertés.

Oise : un médecin du travail mis en examen pour viols et agressions sexuelles sur deux patientes
Senlis (Oise) – Selon les informations d’Ici Picardie, le parquet de Senlis a annoncé, ce jeudi 8 août 2025, la mise en examen d’un médecin du travail de 71 ans dans le cadre d’une information judiciaire criminelle ouverte pour des faits présumés de viols et d’agressions sexuelles sur deux patientes.
Des accusations graves lors d’examens médicaux
L’affaire débute avec la plainte d’une femme de 40 ans, déposée le 31 juillet au commissariat de Creil, à la suite d’un examen médical. Selon le parquet, la patiente accuse le praticien de l’avoir « palpée au niveau de la poitrine, d’avoir introduit ses doigts dans son vagin et d’avoir tenté de faire de même dans son anus », avant qu’elle ne parvienne à quitter précipitamment le cabinet.
Une autre plainte déposée en 2013
Les enquêteurs ont par ailleurs retrouvé une plainte similaire déposée en 2013 par une femme alors âgée de 42 ans, concernant des faits survenus en 2011, également lors d’un examen dans le cadre de la médecine du travail. Elle y évoquait des gestes similaires à ceux rapportés dans la plainte récente, notamment une pénétration digitale non consentie.
Une première enquête avait été ouverte en 2015, mais elle n’avait pas donné lieu à des poursuites à l’époque.
Garde à vue et placement en détention provisoire
Interpellé et placé en garde à vue le 5 août, le médecin mis en cause a nié les faits qui lui sont reprochés, contestant toute forme d’infraction à l’encontre des deux plaignantes. L’homme, qui exerce depuis plus de quarante ans dans le domaine de la médecine du travail, a été présenté à un juge d’instruction du pôle criminel de Senlis, puis mis en examen.
Le juge des libertés et de la détention a ordonné son placement en détention provisoire, dans l’attente de la suite de la procédure.
Une peine de 20 ans encourue
Les faits visés par la procédure sont qualifiés de viol et agression sexuelle par personne abusant de l’autorité conférée par sa fonction, un crime puni de 20 ans de réclusion criminelle. L’enquête se poursuit sous l’autorité du juge d’instruction, afin de déterminer les circonstances exactes des faits reprochés et de vérifier s’il pourrait exister d’autres victimes.
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