Quatre policiers sont poursuivis pour violences ayant entraîné la mort après le décès de Kyllian Samathi, 30 ans, suite à une interpellation à Montfermeil en janvier 2024, au cours de laquelle il a reçu douze décharges de taser.

Quatre policiers poursuivis après une interpellation mortelle à Montfermeil
Selon les informations f’Ici Paris Île-de-France, quatre policiers ont été mis en examen en mars et avril 2025 dans le cadre de l’enquête sur la mort de Kyllian Samathi, 30 ans, survenue après son interpellation à Montfermeil (Seine-Saint-Denis) le 4 janvier 2024. Selon le parquet de Bobigny, la victime avait reçu environ douze décharges de pistolet à impulsion électrique (PIE), communément appelé taser.
Les fonctionnaires sont poursuivis pour « violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner par personne dépositaire de l’autorité publique ». D’après une source judiciaire, le rapport médico-légal établit un lien entre l’usage répété du taser et le décès du trentenaire.
Les versions des avocats divergent
Angélique Peretti, avocate de l’un des mis en examen, nuance toutefois cette conclusion :
« L’expertise a démontré que l’usage du PIE n’avait qu’un lien indirect dans le mécanisme du décès. »
De son côté, Pauline Ragot, avocate d’un autre policier, affirme que son client a utilisé l’arme « avec discernement et en riposte face à un danger pour son intégrité physique ou celle de ses collègues », dans le but de maîtriser la personne pour préserver la sécurité de tous.
Deux autres policiers, également impliqués dans l’opération, ont été placés sous le statut de témoin assisté.
Une intervention nocturne sous tension
Dans la nuit du 3 au 4 janvier 2024, peu après minuit, les policiers étaient intervenus en nombre dans une épicerie de Montfermeil. L’homme, employé de l’établissement, avait été décrit par le procureur de Bobigny, Éric Mathais, comme étant dans un « état de surexcitation » et « d’agressivité ».
Au total, six des 18 policiers présents avaient utilisé leur taser, envoyant plusieurs décharges par des aiguillons reliés à l’arme par des filins. Kyllian Samathi avait été victime de deux arrêts cardio-respiratoires avant d’être transporté à l’hôpital, où il est décédé le lendemain.
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Beaucoup de points restent Ă Ă©claircir. Pour autant notamment aux USA des affaires de dĂ©cès suite Ă utilisation d’armes « non lĂ©thales » ont dĂ©frayĂ© la chronique.
Si cet individu n’avait pas Ă©tĂ© agressif et surexcitĂ©, s’il s’Ă©tait laissĂ© interpellĂ©, il n’aurait pas Ă©tĂ© tasĂ©….
Soutien à ces policiers qui se sont protégés.
Soutien total Ă nos forces de l’ordre. Si cet individu n’avait pas Ă©tĂ© agressif et surexcitĂ©, les policiers n’auraient pas eu Ă utiliser leurs tasers.