À Saint-Tropez, Joseph Menconi, figure présumée du grand banditisme corse, s’est fait arracher sa montre Richard Mille lors d’un concours de pétanque. Quatre Napolitains récidivistes, poursuivis pour vol en bande organisée, seront jugés en octobre.

Une montre de luxe arrachée en pleine partie de pétanque
Dimanche dernier, selon les informations de France Info, la place des Lices de Saint-Tropez a été le théâtre d’un vol spectaculaire. En plein concours de pétanque caritatif, Joseph Menconi, présenté comme un membre influent du grand banditisme corse, s’est vu dérober sa montre Richard Mille, pièce de haute horlogerie valant plusieurs centaines de milliers d’euros.
Les auteurs présumés, quatre ressortissants napolitains déjà connus pour des faits similaires, auraient agi en pleine foule.
Une recrudescence de vols dans le golfe de Saint-Tropez
Ce vol à l’arraché s’inscrit dans une série d’agressions similaires commises ces dernières semaines sur la Côte d’Azur, et notamment dans le golfe de Saint-Tropez. Face à cette recrudescence, le préfet du Var a annoncé le déploiement renforcé de compagnies républicaines de sécurité (CRS) pour assurer la surveillance des zones touristiques.
Les suspects interpellés et placés en détention
Rapidement interpellés, les quatre suspects ont comparu jeudi 14 août devant le tribunal correctionnel de Draguignan (Var). Âgés d’une trentaine d’années, trois d’entre eux — Salvatore, Mariano et Pietro — ont reconnu leur implication. Le quatrième, Mauricio, 68 ans dont trente passés en prison, nie toute participation.
Le procureur Pierre Couttenier a requis et obtenu leur placement en détention provisoire. Leur procès, pour vol en bande organisée, est fixé au mois d’octobre 2025.
Échanges surprenants entre la victime et ses agresseurs
Détail insolite relevé par Le Parisien : durant une suspension d’audience, Joseph Menconi a échangé quelques mots en italien avec les prévenus, ponctués de « non c’è problema » et « forza » (« pas de problème », « courage »). Un geste qui a surpris plus d’un observateur, l’homme allant même jusqu’à déclarer :
« Avec la vie que j’ai eue, c’est normal que j’éprouve de la peine pour eux. »
(Merci Yann Bourguignon)
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