À Marseille, l’affaire Julien P. choque la police et l’opinion publique. Ce brigadier, spécialisé dans la traque des délinquants sexuels, menait en réalité une vie de prédateur caché derrière une image irréprochable. Retour sur un scandale qui ébranle l’institution.

La double vie d’un policier pédophile à Marseille
Un profil irréprochable en apparence
Selon La Provence, pendant des années, Julien P., brigadier de police, a réussi à cacher sa personnalité déviante au sein même des brigades spécialisées dans la traque des délinquants sexuels. Entre 2011 et 2015 à Épinay-sur-Seine, puis de 2018 à 2021 à Marseille, il a trompé ses collègues par une mise en scène minutieuse. Décrit comme jovial et dévoué, il affichait une vie fictive, se disant en couple avec une certaine “Lulu” et père de substitution d’un garçon prénommé Gabin.
Une manipulation sophistiquée
Ses collègues le voyaient comme un policier impliqué, jusqu’à parfois lui prêter un “côté mère Teresa”. Il s’était engagé dans une association de protection de l’enfance aux Philippines, ce qui lui donnait un accès privilégié à des enfants vulnérables à l’étranger. Mais derrière cette façade, il multipliait les comportements troublants : intérêt marqué pour les dossiers concernant des garçons de 8 à 15 ans, présence de clichés de mineurs sur son poste de travail, et attitudes ambiguës en dehors du cadre professionnel.
Les premiers soupçons et la chute
Certains policiers avaient perçu des incohérences, mais c’est en 2020 qu’un mineur porte plainte, mettant en lumière ses agissements. Christophe A., un collègue avec qui il partageait son bureau, avait depuis longtemps le sentiment diffus que quelque chose n’allait pas. Après plusieurs provocations, il finit par alerter, et l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) est saisie en 2021.
Un scandale pour l’institution policière
L’affaire révèle les failles d’un système qui n’a pas su déceler les signaux d’alerte. Les collègues, choqués d’avoir été manipulés, ont exprimé leur stupéfaction devant la duplicité d’un homme qui avait bâti une véritable “carapace sociale”. Devant la juge, confronté à ses écrits décrivant ses actes, il est resté impassible, esquissant même un sourire.
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Soutien à tous les collègues de ce policier qui a su tromper tout le monde.
C’est un mauvais « policier » parmi toutes nos FDO irrĂ©prochables.