En Sicile, un migrant malien de 27 ans a été arrêté à Naro après avoir égorgé un chien nommé Merlin, très apprécié des habitants. Déjà poursuivi pour des violences sur un autre animal, il est désormais placé en rétention en vue de son expulsion.

Un acte de cruauté qui choque la Sicile
Selon plusieurs médias italiens dont La Stampa, à Naro, petite commune sicilienne, l’émotion est immense après la mise à mort d’un chien nommé Merlin, figure locale connue et aimée des habitants. Un migrant malien de 27 ans, déjà sous le coup d’une obligation de quitter le territoire italien, a été arrêté pour avoir tranché la gorge de l’animal en pleine rue, selon plusieurs médias italiens.
L’homme aurait agi « pour tenter de le manger », affirment les autorités locales. Arrêté sur place par les carabinieri, il a été conduit dans un centre de rétention administrative en vue de son expulsion.
Des antécédents de violences animales
Ce drame n’est pas un acte isolé. La semaine précédente, le même individu avait jeté de l’huile bouillante sur un chien errant. Il avait été brièvement interpellé puis relâché par la justice. Quelques jours plus tard, il s’en est pris à Merlin, sous les yeux de passants horrifiés.
Selon Enrico Rizzi, militant des droits des animaux, « cet homme avait déjà montré une violence inacceptable. La justice n’a pas su le retenir, et une petite âme innocente a payé le prix ».
Réactions de la municipalité et enquête en cours
La municipalité de Naro a réagi avec fermeté. Son maire, Milvo Dalacchi, a rappelé que la ville avait tenté de fournir de l’aide à cet homme sans-abri, en lui proposant nourriture et biens de première nécessité, ce qu’il avait refusé.
« Malheureusement, une petite âme innocente a été sacrifiée : un chien », a-t-il déclaré sur Facebook, assurant que toutes les mesures nécessaires, y compris l’expulsion, seront prises.
Le vice-maire s’est rendu sur place pour constater les faits. L’enquête se poursuit pour déterminer les circonstances exactes, mais selon les autorités locales, l’homme n’aurait finalement pas mangé de parties de l’animal.
Vives réactions politiques et associatives
L’affaire dépasse les frontières de la commune. La députée italienne Michela Vittoria Brambilla a dénoncé « un acte répugnant et inacceptable » :
« L’Italie n’est pas un no man’s land. La torture et l’abattage d’un animal offensent notre civilisation et sont passibles de quatre ans de prison et 60.000 euros d’amende », a-t-elle rappelé.
De son côté, un refuge local a exprimé son indignation : « Pendant des années, Merlin a vécu libre et aimé de tous les habitants. Nous allons déposer plainte pour demander justice et sécurité ».
(Merci Laurent B.)
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