À Rezé, quatre jeunes, dont un mineur, ont été interpellés après plusieurs guets-apens homophobes. Les victimes, piégées via des sites de rencontres, étaient frappées et dépouillées. Le parquet dénonce des « faits particulièrement graves ».

Une affaire d’une gravité exceptionnelle
Selon les informations du Parisien, le parquet de Nantes a confirmé l’interpellation de quatre individus, trois jeunes majeurs et un mineur de 17 ans, soupçonnés d’avoir tendu de violents guets-apens à des hommes homosexuels. Les victimes, attirées par de faux rendez-vous via des sites et applications de rencontres, étaient ensuite agressées physiquement et dépouillées de leurs biens.
Le procureur Antoine Leroy a évoqué « une série de faits particulièrement graves », rappelant la gravité des violences commises « en raison de l’orientation sexuelle » des victimes.
Trois agressions similaires en deux mois
Le premier guet-apens remonte au 30 mai, dans le parc de Praud, à Rezé, en périphérie de Nantes. Un homme, persuadé d’avoir rendez-vous avec un autre homme rencontré sur Internet, a été violemment pris à partie par plusieurs agresseurs. Frappés, il a été contraint de livrer sa carte bancaire et son code avant que ses effets personnels ne soient jetés dans le parc.
Le 31 juillet, une autre victime subit le même sort. Cette fois, les assaillants, armés d’un maillet et d’un marteau, lui extorquent 500 euros et passent même une commande Uber Eats de 182 euros avec son téléphone.
Le 7 août, un troisième homme est à son tour agressé dans le même parc. Les auteurs le dépouillent de son téléphone, le filment et l’insultent violemment en raison de son orientation sexuelle.
Les enquĂŞteurs identifient rapidement les suspects
Alertés, les enquêteurs de la police judiciaire du commissariat de Nantes exploitent les images et la téléphonie. Les recoupements permettent d’identifier quatre suspects.
Le 27 août, ils sont interpellés. Les perquisitions révèlent notamment un marteau et un maillet de charpentier, déjà utilisés lors des agressions, ainsi que le téléphone d’une victime.
Face aux enquêteurs, les mis en cause ont reconnu les faits « dans leur globalité », tout en tentant de les minimiser. Ils ont également admis d’autres agressions, encore en cours de vérification.
Des violences motivées par l’appât du gain
Selon les premiers éléments, les suspects agissaient selon un mode opératoire bien rodé : attirer les victimes via des échanges en ligne, fixer un rendez-vous dans un parc isolé, puis surgir armés et cagoulés pour les frapper et les dépouiller.
Le procureur a requis leur placement en détention provisoire, rappelant que les faits constituent des crimes passibles de la réclusion criminelle à perpétuité.
Une enquĂŞte toujours en cours
Le parquet a précisé que les investigations se poursuivent, notamment pour déterminer le nombre exact de victimes et les conditions dans lesquelles elles ont été piégées.
Le procureur a tenu à saluer « le travail efficace et rigoureux de la police nationale » dans cette affaire sensible.
En savoir plus sur Police & Réalités
Subscribe to get the latest posts sent to your email.







