Jonathan Carl, condamné à 17 ans de prison pour viol et transmission du VIH, pourrait avoir contaminé près de 400 hommes rencontrés sur des applications de rencontre. La police de Londres lance un appel aux victimes.

Un appel public glaçant lancé par Scotland Yard
La Metropolitan Police de Londres a diffusé vendredi un appel à victimes après la condamnation d’un homme reconnu coupable de viol et de transmission du VIH.
Selon les informations du Parisien, Jonathan Carl, 42 ans, coiffeur de profession, a été condamné en juin dernier à 17 ans de prison par la Crown Court de Snaresbrook (est de Londres). Il avait été arrêté en janvier 2024, à la suite des plaintes de deux hommes, dénonçant des viols survenus en octobre 2022 et août 2023.
Un mode opératoire ciblant les plus vulnérables
Carl utilisait principalement les applications de rencontre Grindr et SCRUFF, où il multipliait les rendez-vous. Selon les enquêteurs, il pouvait rencontrer jusqu’à trois ou quatre partenaires par jour.
Les autorités britanniques estiment qu’entre 2019 et fin 2023, il a eu des relations sexuelles avec près de 400 hommes. Le surintendant Lewis Basford l’a décrit comme un véritable « prédateur ».
Une de ses victimes, dont le témoignage a conduit à sa condamnation, s’était réveillée après avoir été agressée et avait ensuite découvert sa séropositivité.
Plus de 300 victimes encore non identifiées
Depuis le début de l’enquête, la police a pu identifier et interroger 82 partenaires de Carl. Certains d’entre eux ont appris par la suite qu’ils étaient séropositifs.
Mais près de 318 hommes restent encore à retrouver et à tester. La police insiste pour qu’ils se présentent afin de bénéficier de dépistages et d’un accompagnement médical et psychologique.
Un prédateur qui exploitait la fragilité de ses rencontres
Selon l’inspectrice en chef Sarah Bishop, de nombreux partenaires de Carl étaient en situation de vulnérabilité : certains n’étaient pas certains de leur orientation sexuelle, d’autres étaient vierges et vivaient leur première expérience intime.
La police a précisé que plusieurs rencontres avaient eu lieu dans le domicile du quadragénaire, situé au-dessus d’un fish and chips à Hornchurch, dans l’est londonien. Souvent, il donnait rendez-vous dans le fast-food avant de proposer de monter chez lui.
Une enquĂŞte toujours ouverte
Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, Sarah Bishop a rappelé l’importance pour toutes les personnes ayant eu des contacts avec Carl de se signaler rapidement :
« Nous pensons que jusqu’à 318 hommes pourraient être victimes et nécessitent un dépistage et un soutien. »
L’affaire, d’une ampleur exceptionnelle au Royaume-Uni, souligne une nouvelle fois les dangers liés aux prédateurs sexuels exploitant les applications de rencontre.
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