Deux algériens sans domicile fixe, âgés de 19 et 29 ans, ont été condamnés à Bordeaux à cinq ans de prison dont dix-huit mois avec sursis, et à dix ans d’interdiction du territoire, après une centaine de vols et cambriolages commis entre janvier et mai.

Une série de délits dans toute l’agglomération bordelaise
Blanquefort, Eysines, Cenon, Bruges, Le Bouscat… Pendant plusieurs mois, deux jeunes hommes de 19 et 29 ans ont multiplié les vols et cambriolages dans la métropole bordelaise. Entre janvier et mai derniers, ils ont commis près d’une centaine de délits : effractions de véhicules, vols à la roulotte et intrusions dans des habitations.
Arrêtés en juillet dans un squat de Bordeaux, ils ont été présentés devant le tribunal correctionnel le mardi 23 septembre.
Une condamnation lourde
Le tribunal a condamné les deux prévenus, de nationalité algérienne et sans domicile fixe, à cinq ans de prison, dont dix-huit mois avec sursis. Le mandat de dépôt a été maintenu, et les juges ont également prononcé une interdiction du territoire français pour dix ans.
Le ministère public avait requis cinq ans de prison ferme, une peine que la juridiction n’a pas totalement suivie.
Un mode opératoire répété et violent
Les deux hommes forçaient des voitures, parfois dans des parkings sécurisés de résidences, emportant tout objet de valeur trouvé à l’intérieur. Ils sont également soupçonnés d’être impliqués dans des cambriolages et dans une agression contre des touristes espagnols, commise en avril.
Les biens volés étaient ensuite revendus, mais l’enquête n’a pas permis de déterminer l’existence d’un éventuel réseau de recel ou de commanditaire.
Une enquĂŞte conjointe police-gendarmerie
Les gendarmes ont pu remonter jusqu’aux auteurs en exploitant la localisation de leurs téléphones. Une seconde procédure menée par la police a confirmé les faits, renforçant le dossier à charge.
La carte des vols s’étendait bien au-delà de Bordeaux, jusqu’à certaines communes de Haute-Garonne.
La défense plaide la précarité
Lors de l’audience, l’avocat de la défense, Me Jean-Grégory Sirou, a insisté sur la situation sociale des deux prévenus :
« Il s’agit de naufragés qui sont venus en France dans l’espoir d’une vie meilleure mais qui se retrouvent à survivre dans des conditions très difficiles. »
En savoir plus sur Police & Réalités
Subscribe to get the latest posts sent to your email.





