Face à l’explosion des plaintes, la police française peine à suivre : 40 % des dossiers ont plus de deux ans, avec un risque de prescription pour les victimes. Les syndicats alertent sur un manque criant d’effectifs.

La police en alerte face à un stock ingérable de plaintes
Depuis plusieurs mois, les syndicats de police tirent la sonnette d’alarme : les forces de l’ordre ne parviennent plus à absorber le flot de plaintes enregistré chaque année. En 2024, plus de 450 000 victimes de violences physiques ont saisi la police ou la gendarmerie. Un chiffre stable, mais qui s’ajoute à des millions de procédures déjà en attente.
Selon Benoît Aristidou, secrétaire départemental d’UN1TÉ dans le Nord, 40 % des dossiers ont aujourd’hui plus de deux ans. Un délai qui inquiète les policiers comme les victimes : « À un moment donné, il y aura prescription et les victimes n’auront jamais de réponse », avertit-il, rappelant qu’il manquerait au moins 2 000 enquêteurs pour résorber le retard.
Les plaintes en ligne aggravent la situation
La mise en place, depuis un an, du dépôt de plainte en ligne visait à simplifier les démarches pour les victimes. Mais elle a aussi amplifié la charge de travail. En 2022 déjà, la situation était critique : 2,7 millions de procédures en souffrance pour 3,5 millions de nouvelles affaires enregistrées.
Urgences en série : des procédures toutes “prioritaires”
La surcharge se traduit par une gestion de plus en plus complexe des enquêtes. « On reçoit des procédures avec marqué dessus ‘TTU’, pour ‘très très urgent’. Mais aujourd’hui, la moitié des dossiers portent cette mention, ce qui rend impossible toute hiérarchisation », déplore Benoît Aristidou.
Une réponse politique attendue
Face à ces alertes, le ministère de l’Intérieur assure travailler à des solutions. Des annonces sont promises… mais elles devront attendre la formation d’un nouveau gouvernement. En attendant, les policiers, eux, continuent de jongler entre urgences, manque d’effectifs et attentes des victimes.
(Merci Yann Bourguignon)
En savoir plus sur Police & Réalités
Subscribe to get the latest posts sent to your email.







Cette situation est due:
1- a la multiplication des formulaires et normes;
2-A Nicolas S. qui a supprimé une part importante des effectifs;
3Au bricolages des juges laxistes qui ne se réveillent que lorsqu’ils sont eux-mêmes victimes de l’insécurité qu’ils ont semé!