À Toulouse, une soirée d’intégration a viré au cauchemar : des étudiants en médecine ont été retrouvés attachés, à moitié nus, dans la forêt de Bouconne. Une enquête pour « bizutage aggravé » a été ouverte.

Une fête d’intégration qui tourne au drame
La nuit du 24 septembre dernier restera gravée dans les esprits de nombreux étudiants de la faculté de médecine de Rangueil, à Toulouse (Haute-Garonne).
En pleine forêt de Bouconne, près de Blagnac, une cinquantaine d’étudiants de deuxième année participaient à une soirée d’intégration qui a dégénéré.
Selon les premiers éléments de l’enquête rapportés par TF1 Info, plusieurs jeunes ont été retrouvés attachés à des arbres, partiellement dénudés et parfois bâillonnés, alors que la température ne dépassait pas les 10°C.
Des automobilistes de passage, intrigués par la scène, ont alerté les gendarmes. Rapidement, un important dispositif de secours a été mobilisé : une trentaine de pompiers, appuyés par un drone et des plongeurs, ont fouillé la zone et sondé le lac voisin pour s’assurer qu’aucun étudiant ne manquait à l’appel.
Des étudiants alcoolisés et en hypothermie
D’après le parquet de Toulouse, la plupart des participants étaient fortement alcoolisés. Plusieurs souffraient d’hypothermie, et trois jeunes femmes ont dû être hospitalisées, dont une en urgence absolue.
Un « jeu » aurait même consisté à plonger nu dans le lac de Bouconne, selon Frédéric Cousin, secrétaire général du parquet.
Une étudiante témoigne auprès de TF1 :
« Certains ont eu des séquelles physiques, mais aussi psychologiques. Je pense que certaines personnes peuvent être traumatisées. »
Une autre ajoute :
« Je ne sais pas si tout le monde était consentant. Ce genre d’événement donne une très mauvaise image des étudiants en médecine. »
La faculté condamne des faits « scandaleux et intolérables »
Dans un communiqué, la direction de la faculté de santé de Toulouse a dénoncé des actes « d’humiliation publique » et « une mise en danger inacceptable d’étudiants ».
Elle précise que cet événement n’avait reçu aucune autorisation officielle et n’était organisé par aucune association étudiante reconnue.
Le ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a également réagi, exprimant sa « consternation face à ces faits gravissimes ». Il a rappelé la nécessité pour les établissements de saisir systématiquement la justice et de sanctionner sans détour ce type de comportements.
Une enquête ouverte pour « bizutage aggravé »
Le doyen de la faculté a déposé plainte, et une enquête a été ouverte le 1ᵉʳ octobre pour « bizutage aggravé, mise en danger de la vie d’autrui et violences volontaires en réunion ».
Les auteurs présumés n’ont pas encore été identifiés.
En France, le bizutage est un délit depuis 1998, puni de six mois d’emprisonnement et de 7 500 euros d’amende.
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C’est inacceptable, inadmissible de procĂ©der Ă ce genre de bizutage…
C’est honteux qu’ils s’amusent mais pas de cette façon…