À Montauban, une femme de 77 ans a été condamnée à huit mois de prison ferme pour avoir déclenché treize incendies volontaires entre 2022 et 2025. Elle purgera sa peine à domicile sous bracelet électronique.

Treize départs de feu en trois étés
Le tribunal correctionnel de Montauban a condamné, vendredi 4 octobre, une femme de 77 ans à huit mois de prison ferme pour avoir provoqué une série d’incendies dans le Tarn-et-Garonne, d’après BFMTV.
La septuagénaire était poursuivie pour treize feux volontaires, allumés entre les étés 2022 et 2025 dans son village de Castelmayran, une commune de 1 200 habitants située au sud du département.
Placée en détention provisoire après son interpellation fin août, la prévenue a reconnu les faits. À la barre, elle a expliqué son geste par un état dépressif ancien et un profond sentiment d’exclusion au sein du village.
« J’avais l’impression de trouver un remède, une forme de liberté. Je pensais que tout le monde m’en voulait », a-t-elle déclaré à l’audience.
Une peine aménagée sous surveillance électronique
Les juges montalbanais ont décidé qu’elle exécutera sa peine à domicile, sous bracelet électronique.
Elle sera également soumise à un suivi socio-judiciaire de trois ans, comprenant une obligation de soins psychiatriques.
La procureure de la République avait requis une peine d’un an ferme, soulignant la gravité du comportement dans un contexte de sécheresse persistante dans le sud-ouest de la France.
« Ces actes auraient pu avoir des conséquences dramatiques », a insisté le ministère public.
Une pyromane qui agissait seule, de nuit
L’enquête menée par les gendarmes a permis de retracer les agissements précis de la retraitée.
Elle agissait de nuit, seule au volant de sa voiture, lançant depuis la fenêtre des allume-feux enrobés de papier essuie-tout sur des talus et des bordures de champs.
Les départs de feu, parfois multiples en une même soirée, ont nécessité plusieurs interventions des pompiers locaux, sans toutefois faire de victime.
Cette affaire est survenue quelques jours après un gigantesque incendie dans l’Aude, ayant ravagé 17 000 hectares et coûté la vie à une personne — un drame qui avait particulièrement marqué les esprits dans la région.
Un dossier qui illustre la vulnérabilité psychologique derrière la délinquance incendiaire
Selon plusieurs experts, ce type de comportement pyromane est souvent lié à une souffrance psychique profonde.
La septuagénaire, aujourd’hui consciente de la gravité de ses actes, a affirmé vouloir se faire soigner et reconstruire sa vie.
En savoir plus sur Police & Réalités
Subscribe to get the latest posts sent to your email.






Comment une femme de cet âge peut commettre de tels actes ??
Il faut avoir un sérieux problème…
Heureusement qu’il n’y a pas eu de victimes..