Reconnu coupable du meurtre de son épouse Delphine, disparue en décembre 2020, Cédric Jubillar a été condamné à 30 ans de réclusion criminelle par la cour d’assises du Tarn. Le peintre-plaquiste de 38 ans clame toujours son innocence et a décidé de faire appel.

Trente ans de prison pour le meurtre de Delphine Jubillar
Après quatre semaines de procès devant la cour d’assises du Tarn, le verdict est tombé ce vendredi 17 octobre : Cédric Jubillar, 38 ans, a été reconnu coupable du meurtre aggravé de son épouse Delphine, disparue dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020 à Cagnac-les-Mines (Tarn).
Le peintre-plaquiste a été condamné à 30 ans de réclusion criminelle, une peine conforme aux réquisitions des avocats généraux.
À l’énoncé du verdict, le condamné est resté impassible, les mains serrées sur la vitre de son box.
Selon les informations du Dauphiné Libéré, sa défense a aussitôt annoncé faire appel, ouvrant la voie à un second procès qui pourrait se tenir en 2026, probablement à Toulouse.
Une émotion intense chez les proches de Delphine
Dans la salle d’audience du palais de justice d’Albi, l’émotion était à son comble.
Les proches de Delphine, réunis sur les bancs des parties civiles, se sont étreints et embrassés à l’annonce du verdict.
Certains n’ont pu retenir leurs larmes, tandis qu’un oncle de la victime a fait un malaise.
« Nous sommes tous sous le choc après quatre ans de procédure », a confié Me Philippe Pressecq, avocat des parties civiles, saluant des jurés “à la hauteur de l’enjeu”.
Une affaire sans corps ni aveux
Ce procès très médiatisé, ouvert le 22 septembre, s’est déroulé sans corps, ni scène de crime, ni preuve matérielle décisive.
Les jurés ont néanmoins estimé que les éléments du dossier suffisaient à établir la culpabilité de Cédric Jubillar.
Sur les neuf membres de la cour — trois magistrats et six jurés citoyens — au moins sept ont voté “oui” à la question de la culpabilité.
Les avocats généraux avaient requis 30 ans de prison, assurant “n’avoir aucun doute sur la mort de Delphine” dans la nuit du 15 décembre 2020.
La défense, emmenée par Me Alexandre Martin, avait plaidé l’acquittement, dénonçant un “procès vicié” et un dossier d’intime conviction.
L’appel d’un homme qui clame son innocence
Depuis le début de son procès, Cédric Jubillar n’a cessé de proclamer son innocence.
« Je n’ai rien à voir avec la disparition de Delphine », a-t-il répété dans sa dernière déclaration, vendredi matin.
Son avocat a confirmé que “le combat continue” :
« Nous savions qu’il y aurait un deuxième round, et nous allons nous remettre au travail pour préparer cet appel. »
De leur côté, les parties civiles se sont félicitées du verdict.
« Aujourd’hui, la vérité a gagné sur le mensonge », a déclaré Me Mourad Battikh, avocat de la famille de Delphine.
Une nouvelle bataille judiciaire Ă venir
Le nouveau procès devrait se tenir en 2026, probablement devant la cour d’appel de Toulouse.
Il marquera une nouvelle étape dans cette affaire Jubillar, devenue l’un des dossiers criminels les plus suivis de France depuis la disparition inexpliquée de Delphine, mère de deux enfants.
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