Seddik Benbahlouli, dernier fugitif du gang de Roubaix arrêté après 27 ans de cavale, a refusé de comparaître devant la cour d’assises de Douai et a tenté de quitter le box des accusés de force, provoquant une interruption d’audience. Retour sur une ouverture de procès sous haute tension.

Ouverture de procès sous tension à Douai
Le procès de Seddik Benbahlouli, 55 ans, dernier membre présumé du gang de Roubaix appréhendé après près de trois décennies de cavale, s’est ouvert ce vendredi devant la cour d’assises de Douai dans un climat explosif. À peine la séance entamée, l’accusé a déclaré refuser de participer au procès, avant de tenter physiquement de quitter le box des accusés relate La Voix du Nord.
Calme en apparence à son arrivée, vêtu d’un tee-shirt gris, barbe fournie, silhouette élancée, il a rapidement bouleversé l’audience en affirmant :
« Je n’ai nullement l’intention de participer à ce procès. »
Quelques instants plus tard, il tente de forcer la porte du box. Il est immédiatement maîtrisé par les surveillants pénitentiaires et extrait de la salle.
Des tensions immédiates avec la présidente de la cour
Avant son geste, un échange tendu s’est engagé entre l’accusé et la présidente de la cour. Alors que cette dernière l’invitait à respecter la procédure, Seddik Benbahlouli a dénoncé ce procès comme illégitime, estimant qu’il n’aurait « aucune raison d’être présent ».
La magistrate a répliqué fermement :
« Ma conviction est faite : vous avez votre place ici pendant ce procès. Vous devez le respect de la justice et la dignité de comparaître. »
L’accusé dénonce un “kidnapping” et une violation du droit international
Selon son avocate commise d’office, Me Soizic Salomon, Seddik Benbahlouli conteste la légalité de son retour en France. Elle explique :
« Il estime avoir été victime d’un enlèvement, ramené sur le territoire français en dehors de toute procédure d’extradition. »
Ce point devrait occuper une place centrale dans les débats, programmés jusqu’au 27 octobre.
Un procès sans scellés ni armes : les pièces à conviction détruites
Fait inédit dans cette affaire : les scellés, incluant les armes de guerre et bonbonnes de gaz saisis à l’époque des faits, ont disparu lors d’un incendie accidentel. Cette disparition pourrait fragiliser l’accusation et nourrir la ligne de défense de l’accusé, qui conteste l’ensemble des charges.
Reprise des débats : l’accusé reviendra-t-il dans le box ?
Le procès doit reprendre à 14 heures. Reste une question majeure : Seddik Benbahlouli acceptera-t-il de réintégrer la salle d’audience ou sera-t-il jugé en son absence ? Cette séquence ouvre un procès à très haut enjeu judiciaire et historique, susceptible de lever – ou non – les derniers secrets du gang de Roubaix.
(Merci Rudy van Cappellen)
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Pourquoi un procès puisqu’il est innocent comme l’agneau qui vient de naĂ®tre???Le pauvre sadikk est une chance pour la France.
Bien sĂ»r, cet abruti dĂ©linquant n’a rien fait !! Il est innocent de tout ce qu’on l’accuse…. Oh le pauvre, on va le plaindre….
Il mĂ©rite d’ĂŞtre enfermĂ© jusqu’Ă la fin de ses jours…