Invitée sur le plateau de C ce soir (France 5), la journaliste de France Inter Nora Hamadi a suscité une vive controverse après avoir affirmé que la Brigade anti-criminalité (BAC) était « l’héritière des brigades qui géraient les indigènes en Algérie ». Des propos perçus comme une attaque contre la police nationale.

Une comparaison qui fait réagir
Les propos de la journaliste Nora Hamadi, chroniqueuse à France Inter, ont déclenché une vive polémique, selon les informations de Valeurs actuelles. Invitée mercredi soir sur France 5 dans l’émission C ce soir, elle a établi un parallèle entre la Brigade anti-criminalité (BAC), créée au début des années 1980, et les brigades coloniales en charge du maintien de l’ordre dans l’Algérie française.
« La BAC est l’héritière directe des brigades qui géraient les indigènes en Algérie », a déclaré la journaliste, spécialiste des questions liées aux banlieues et à la politique de sécurité. Selon elle, les quartiers populaires français continueraient aujourd’hui de subir un traitement différencié, héritier d’une logique postcoloniale.
Un parallèle entre banlieues et héritage colonial
Créée en 1982 sous la présidence de François Mitterrand, la Brigade anti-criminalité est une unité de la police nationale chargée d’intervenir en flagrant délit dans les zones urbaines sensibles. Pour Nora Hamadi, sa création s’inscrit dans une continuité historique : « On retrouve la même logique de surveillance et de contrôle dans les banlieues qu’à l’époque coloniale », a-t-elle insisté.
Ces propos, diffusés sur une chaîne du service public, ont immédiatement fait réagir plusieurs syndicats de police et observateurs du monde politique, qui y voient une remise en cause frontale de l’institution policière.
Un discours tenu le jour de l’hommage à Zyed et Bouna
Cette déclaration intervient le jour de l’hommage rendu à Zyed Benna et Bouna Traoré, morts électrocutés à Clichy-sous-Bois en 2005 après avoir fui un contrôle de police, un drame à l’origine de trois semaines d’émeutes dans les banlieues françaises.
Ancienne professeure de sociologie, Nora Hamadi s’était déjà exprimée à plusieurs reprises sur cette affaire, qu’elle considère comme un symbole du rapport entre jeunesse des quartiers et institutions. Sur France 5, elle a également estimé que Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur en 2005, avait « eu un impact direct » sur la perception des jeunes de banlieue, en évoquant « la petite musique du nuisible » née de ses propos à l’époque.
Une tempête médiatique
Ces déclarations ont suscité un flot de réactions sur les réseaux sociaux. Plusieurs représentants syndicaux de la police nationale ont dénoncé des « propos scandaleux et indignes d’une journaliste du service public », tandis que d’autres estiment qu’un débat de fond sur l’histoire et la sociologie de la police reste nécessaire.
France Inter, pour l’heure, ne s’est pas officiellement exprimée sur la controverse.
(Merci Yann Bourguignon)
En savoir plus sur Police & Réalités
Subscribe to get the latest posts sent to your email.






Les propos de cette journaliste sont honteux, inadmissibles. Évidemment elle soutient les racailles, ça paraît logiques.
Soutien indéfectible à tous nos policiers de la BAC
Ben Madame, il vous faut traverser dĂ©finitivement la mĂ©diterranĂ©e si la vie en France ne vous plait pas. Quand $ l’hommage Ă ces jeunes qui se sont tuĂ©s eux-mĂŞmes s, il n’a pas de raison d’ĂŞtre