Le caporal Jimmy Gosselin, chasseur alpin du 7e bataillon de Varces, est mort en Guyane lors d’un franchissement en eaux vives dans le cadre de l’opération Harpie, visant à lutter contre l’orpaillage illégal. Une enquête judiciaire a été ouverte.

Un drame en mission opérationnelle
Un militaire français a trouvé la mort en Guyane, lundi, dans des circonstances tragiques, rapporte BFMTV. Le caporal Jimmy Gosselin, membre du 7e bataillon de chasseurs alpins (7e BCA) basé à Varces (Isère), participait à une patrouille dans le cadre de l’opération Harpie, dispositif conjoint des Forces armées en Guyane (FAG) et des services de l’État pour lutter contre l’extraction illégale d’or dans la forêt amazonienne.
Dimanche, alors que son unité effectuait un franchissement en eaux vives pour rejoindre un site d’orpaillage clandestin, le militaire a été emporté par le courant. Malgré la réaction immédiate de ses camarades, il n’a pas pu être localisé sur le moment, selon un communiqué du ministère des Armées.
Une vaste opération de recherche
Dès la disparition signalée, d’importants moyens terrestres, fluviaux et aériens ont été déployés par les FAG. Après 21 heures de recherches ininterrompues, le corps du caporal Gosselin a été retrouvé sans vie. Une enquête judiciaire a été ouverte afin d’éclaircir les circonstances exactes du drame.
Le militaire, en mission depuis le 25 septembre, était déployé pour quatre mois auprès du 9e régiment d’infanterie de marine (9e RIMa), stationné à Cayenne.
Hommage de la ministre des Armées
Dans un communiqué, la ministre des Armées Catherine Vautrin a exprimé sa profonde tristesse, saluant la mémoire d’un soldat mort « en opération ». Elle a tenu à s’associer à la douleur de sa famille, de ses proches et de ses frères d’armes, rendant hommage à son engagement au service de la France.
Un danger constant pour les militaires en Guyane
Le décès du caporal Gosselin rappelle les risques extrêmes auxquels sont confrontés les soldats déployés dans le cadre de l’opération Harpie. En mai dernier, un sergent de 27 ans, affecté sur un poste du fleuve Mana, dans l’ouest du département, avait également trouvé la mort après être tombé à l’eau lors d’une mission similaire.
Chaque année, près de 1.000 opérations sont menées pour tenter d’enrayer le fléau de l’orpaillage illégal, une activité clandestine qui ravage la forêt guyanaise depuis plus de trente ans et alimente des réseaux criminels transfrontaliers.
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