Cinq ans après l’interpellation de Michel Zecler, la Défenseure des droits saisit le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez pour qu’il engage sans délai des sanctions disciplinaires contre les quatre policiers impliqués. L’autorité indépendante dénonce la gravité des manquements et l’absence de suites administratives.

Interpellation de Michel Zecler : la Défenseure des droits saisit le ministre de l’Intérieur
Cinq ans après l’interpellation du producteur de musique Michel Zecler par des policiers, la Défenseure des droits relance le dossier. Dans une décision rendue publique ce vendredi, l’autorité indépendante saisit officiellement le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, afin qu’il engage « sans délai une procédure disciplinaire » contre les quatre agents impliqués, relate Le Parisien.
Des manquements graves et répétés relevés
L’enquête menée par la Défenseure des droits fait état « de la gravité et de la multitude des manquements constatés » lors de l’interpellation du 21 novembre 2020.
Selon les constatations de l’autorité administrative, les agents ont fait « un usage disproportionné de la force » et ont fait preuve « d’un acharnement injustifié », infligeant 29 coups en quatre minutes, entraînant une incapacité totale de travail de 45 jours.
Des propos racistes écartés par la justice, mais confirmés par l’enquête interne
La Défenseure des droits indique également que des propos à caractère raciste auraient été tenus pendant l’intervention. Ces éléments avaient été écartés par les juges d’instruction, qui ont néanmoins renvoyé les quatre policiers devant une cour criminelle en juin dernier.
Aucune procédure disciplinaire ouverte à ce jour
L’autorité indépendante s’interroge surtout sur l’absence de suites administratives.
« Aucun conseil de discipline n’a été saisi », déplore-t-elle, alors même que l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) avait recommandé, dès juillet 2021, que les quatre policiers comparaissent devant le conseil de discipline. À l’époque, le préfet de police de Paris était déjà Laurent Nuñez, aujourd’hui ministre de l’Intérieur.
« Au regard de la gravité et de la multitude des manquements constatés et compte tenu de l’absence de procédure disciplinaire engagée à ce stade, la Défenseure des droits saisit le ministre de l’Intérieur afin qu’il engage sans délai une procédure disciplinaire », précise la décision rendue publique.
Trois policiers toujours suspendus
Les quatre fonctionnaires mis en cause avaient été suspendus dès le 26 novembre 2020, deux d’entre eux ayant été incarcérés un mois après leur mise en examen. Selon la préfecture de police de Paris, trois d’entre eux sont toujours suspendus, tandis que le quatrième exerce dans un service administratif, sans contact avec le public.
Un épisode marquant des « violences policières »
Les images de l’interpellation, captées par une caméra de vidéosurveillance et diffusées sur les réseaux sociaux, avaient provoqué un vif émoi chez certains. Le président Emmanuel Macron avait alors dénoncé « une agression inacceptable » et « des images qui nous font honte ».
Dans la foulée, une plateforme de signalement des discriminations (antidiscriminations.fr) avait été créée en février 2021 et confiée au Défenseur des droits.
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Des grands malades ces gauchistes qui cautionnent le comportement pourtant inacceptable des racailles. Chez moi, ma famille respecte la police. Soutien indéfectible aux FDO. C’est toujours les mêmes qui attisent le feu la justice complice. Vivement 2027 que tous ces politiques disparaissent. LFI est un grand danger pour la France.
Défenseur des droits: Afuera!
avec un super bon coup de pied…..
N’importe quoi !!
L’Ă©quipe gauchiste ramène leur science Ă ce sujet, mais lorsque ce sont nos FDO qui sont agressĂ©s, on ne les entend pas…
Soutien indéfectible à toutes nos FDO