À Salon-de-Provence, un homme de 31 ans a été condamné à un an de prison, dont quatre mois avec sursis, pour avoir porté trois coups de couteau à son voisin à cause d’une dette de 40 euros. Sa victime, protégée par une doudoune, n’a pas été blessée.

Trois coups de couteau pour une dette dérisoire
Lundi 3 novembre, à Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône), une dispute entre voisins a failli virer au drame. Un homme s’est présenté au commissariat, affirmant avoir été attaqué à coups de couteau par son voisin, pour une simple dette de 40 euros.
L’auteur présumé des faits, Jallal S., âgé de 31 ans, a été rapidement interpellé.
Lors de sa comparution immédiate devant le tribunal correctionnel d’Aix-en-Provence, le prévenu a reconnu les faits sans détour. “Il me devait 40 euros. J’étais sorti avec une lame, mais c’était pour me protéger, pas pour frapper”, a-t-il déclaré à la barre.
Une attaque atténuée par une doudoune
D’après le récit de la présidente du tribunal, Agathe Heyraud, la victime a reçu trois coups de couteau. Fort heureusement, l’épaisseur de sa doudoune a empêché la lame d’atteindre sa poitrine, évitant ainsi toute blessure grave. Aucun jour d’incapacité totale de travail (ITT) n’a été délivré, et la victime n’a pas souhaité déposer plainte.
L’arme utilisée était un Opinel n°12, que le prévenu affirmait utiliser autrefois “pour se faire des sandwichs sur les chantiers”.
Un passé déjà marqué par la violence
Le casier judiciaire de Jallal S. mentionne plusieurs condamnations pour port d’arme, a rappelé la procureure Laetitia Marchand, soulignant le caractère répétitif de ces faits.
Le prévenu, aujourd’hui au chômage après avoir travaillé dans un supermarché Leclerc, a expliqué vouloir “quitter Salon et se reconstruire ailleurs”.
Son avocat, Me Jean Froissart Paradisi, a plaidé une erreur de jugement isolée, estimant que son client “était sur la voie de la réinsertion”.
Un an de prison dont quatre mois avec sursis
Après délibération, le tribunal a condamné Jallal S. à 12 mois d’emprisonnement, dont 4 assortis d’un sursis probatoire, ainsi qu’à une interdiction de port d’arme pendant cinq ans, rapporte La Provence.
Une sanction que le prévenu a accueillie dans le silence, avant d’être reconduit en détention.
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