À Plougrescant, dans les Côtes-d’Armor, le fils d’une assistante maternelle a été mis en examen et placé en détention provisoire, soupçonné de viols et d’agressions sexuelles sur sept enfants âgés de 3 à 8 ans gardés par sa mère, également visée pour violences et non-dénonciation, une affaire qui bouleverse cette commune de 1 300 habitants.

Côtes-d’Armor : le fils d’une assistante maternelle mis en examen pour viols présumés sur sept enfants à Plougrescant
À Plougrescant, petite commune des Côtes-d’Armor d’environ 1 300 habitants, une information judiciaire a été ouverte visant le fils d’une assistante maternelle, soupçonné de viols et d’agressions sexuelles sur sept enfants gardés au domicile de sa mère, relate France Info.
L’homme de 41 ans a été mis en examen puis placé en détention provisoire, tandis que sa mère, assistante maternelle depuis plus de trente ans, est également mise en cause pour des faits de violences présumées et de non-dénonciation de crimes sur mineurs, tous deux niant les faits reprochés et bénéficiant de la présomption d’innocence.
Une plainte de mère de famille déclenche l’enquête
L’affaire débute le 2 juillet, lorsqu’une mère de famille se rend à la gendarmerie de Tréguier pour déposer plainte, indiquant que son jeune fils aurait été victime d’agressions sexuelles au domicile de l’assistante maternelle qui le gardait.
Le fils de cette assistante, qui ne réside pas à Plougrescant mais rendrait régulièrement visite à sa mère, est rapidement au centre des soupçons des enquêteurs après ce signalement.
Sept enfants de 3 Ă 8 ans signalent des faits de violences sexuelles
L’enquête est confiée à la gendarmerie de Tréguier, avec l’appui de la brigade de recherches de Lannion, sous la direction du parquet de Saint-Brieuc.
Au fil des investigations et des auditions, sept enfants âgés de 3 à 8 ans déclarent avoir subi des faits de viols et d’agressions sexuelles imputés au fils de l’assistante maternelle, ce qui conduit à un élargissement rapide du périmètre de l’enquête pénale.
Certains de ces enfants évoquent également des violences physiques qui auraient été commises par l’assistante maternelle elle-même dans le cadre de la prise en charge quotidienne au domicile.
Ces éléments sont intégrés au dossier d’instruction, qui porte désormais à la fois sur des faits de violences sexuelles présumées et sur des violences exercées par une personne ayant autorité sur des mineurs.
Le suspect de 41 ans mis en examen et incarcéré
Mercredi, l’homme de 41 ans, qui n’avait jamais été condamné jusqu’ici, est interpellé puis placé en garde à vue pour des chefs de viols sur mineur de moins de 15 ans et d’agressions sexuelles sur mineur de moins de 15 ans.
À l’issue de cette garde à vue, il est présenté à un magistrat instructeur, mis en examen pour ces infractions particulièrement graves, puis placé en détention provisoire le lendemain, dans l’attente de la suite de l’instruction.
Selon le parquet de Saint-Brieuc, représenté par le procureur de la République Julien Wattebled, l’enquête doit se poursuivre pour préciser les circonstances, la chronologie des faits allégués et le nombre exact de victimes potentielles.
L’homme conteste les accusations qui pèsent sur lui, comme l’a indiqué le procureur dans son communiqué, rappelant que la présomption d’innocence s’applique tant qu’aucune condamnation définitive n’a été prononcée.
L’assistante maternelle visée pour violences et non-dénonciation
La mère du suspect, une femme de 62 ans qui exerçait comme assistante maternelle dans la commune depuis plus de trois décennies, a été placée en garde à vue dans le cadre de la même procédure.
Elle est entendue pour des faits de violences sur mineur de 15 ans par une personne ayant autorité, ainsi que pour non-dénonciation de crimes contre l’intégrité d’un mineur de moins de 15 ans, des chefs particulièrement lourds en droit pénal.
Selon le procureur de la République de Saint-Brieuc, elle doit être convoquée ultérieurement en vue d’une éventuelle mise en examen, en fonction des éléments qui seront rassemblés par les enquêteurs et l’autorité judiciaire.
L’assistante maternelle nie, elle aussi, les faits qui lui sont reprochés, et demeure présumée innocente dans l’attente de la décision du juge d’instruction et, le cas échéant, d’un éventuel procès.
Agrément suspendu puis retiré, une commune profondément bouleversée
Dans l’attente de l’issue de la procédure pénale, l’agrément d’assistante maternelle de la sexagénaire a d’abord été suspendu à titre conservatoire, mesure de protection classique en matière de protection de l’enfance.
Par la suite, cet agrément a été définitivement retiré par une commission départementale, ce qui lui interdit désormais d’exercer toute activité d’accueil d’enfants à son domicile.
La maire de Plougrescant, Anne-Françoise Piédallu, indique que la commune, forte d’environ 1 300 habitants, est profondément « bouleversée » par la révélation de ces soupçons visant une professionnelle connue de longue date des familles
Dans ce contexte, les autorités locales et judiciaires rappellent l’importance de l’écoute des enfants, de la vigilance des proches et du respect du cadre fixé par l’enquête et la justice, afin de protéger les mineurs tout en garantissant les droits de la défense.
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