Des supporters algériens ont entonné des chants controversés sur la colonisation lors d’un rassemblement à Lyon dimanche soir. La préfecture du Rhône a saisi le procureur après la diffusion de vidéos sur les réseaux sociaux.

« Vous nous avez colonisés, maintenant vous êtes dans la merde » : nouvelle polémique à Lyon
Des chants provocateurs lors d’un rassemblement de supporters algériens déclenchent une procédure judiciaire dans le quartier de la Guillotière
Les célébrations d’une victoire sportive dimanche soir à Lyon ont pris une tournure polémique, relate Le Figaro. Des propos à connotation historique et politique tenus publiquement lors d’un rassemblement de supporters dans le 7e arrondissement ont conduit la préfecture du Rhône à saisir le parquet. Au cœur de cette affaire, une influenceuse déjà connue des services judiciaires pour des faits similaires.
Un rassemblement festif qui dégénère
Environ cent cinquante personnes se sont retrouvées place Gabriel Péri dans le quartier de la Guillotière dimanche en fin de journée pour fêter le succès de l’équipe nationale algérienne face au Burkina Faso, synonyme de qualification pour les huitièmes de finale de la Coupe d’Afrique des nations. L’ambiance festive, marquée par des klaxons et des drapeaux, s’est rapidement transformée en situation tendue.
La circulation a été interrompue dans plusieurs rues du secteur en raison de l’affluence. Des engins pyrotechniques ont été allumés et des projectiles divers ont été jetés en direction des policiers présents sur place. Les forces de l’ordre ont dû recourir à des grenades lacrymogènes pour rétablir l’ordre et disperser l’attroupement.
Des paroles filmées et virales
Parmi les participants figurait Sofia Benlemmane, une figure médiatique franco-algérienne comptant plusieurs centaines de milliers d’abonnés sur les plateformes numériques. Des séquences vidéo diffusées massivement en ligne la montrent entonnant « Vous nous avez colonisés, maintenant vous êtes dans la merde » et « Le pays est le nôtre, on fait ce qu’on veut ».
Fabienne Buccio, préfète du Rhône, a confirmé avoir transmis un signalement officiel au ministère public en vertu de l’article 40 du code de procédure pénale. Cette procédure permet à toute autorité constituée d’alerter la justice lorsqu’elle a connaissance d’une infraction potentielle.
Un parcours judiciaire déjà chargé
Cette personnalité médiatique n’est pas inconnue des tribunaux. En avril dernier, elle a écopé d’une condamnation à neuf mois d’emprisonnement avec sursis devant le tribunal correctionnel de Lyon. Les faits reprochés concernaient des menaces de mort proférées à l’encontre de personnes critiques envers le gouvernement algérien. Les propos tenus incluaient des insultes graves telles que « N*** ta mère toi et ta France » et des souhaits explicites de violence physique.
Son premier passage devant la justice remonte à 2001. Alors qu’elle pratiquait le football à un niveau amateur, elle avait été sanctionnée pour être entrée illégalement sur la pelouse du Stade de France durant une rencontre amicale entre les équipes nationales française et algérienne en brandissant un drapeau algérien. Elle avait alors reçu une peine de sept mois avec sursis et une interdiction de fréquenter les enceintes sportives pendant trois ans.
Les suites judiciaires à venir
Le dossier se trouve désormais entre les mains du parquet de Lyon qui déterminera s’il y a lieu d’engager des poursuites. Plusieurs participants au rassemblement pourraient également être concernés par cette procédure. Les enquêteurs disposeront des nombreuses images circulant sur internet pour identifier les auteurs potentiels d’infractions.
Cette affaire intervient dans un contexte où les autorités se montrent particulièrement vigilantes sur les débordements lors de rassemblements sportifs. La multiplication des supports de diffusion via les réseaux sociaux complique le contrôle de ce type de manifestations spontanées.
(Merci Laurent B.)
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Ils vont moins chanter à partir de mai 2027… ils verront à qui appartient la France.
Pour les colonise il eu fallut qu’ils éxistes à cette époque la terre battue de ce pays n’avait pas de Patronime