Un Rwandais en situation irrégulière a tenté de forcer le portail de la résidence du préfet de Mayotte avec une barre de fer dimanche soir. Interpellé par un agent de sécurité, il a été hospitalisé d’office en raison de troubles psychiatriques.

Mayotte : tentative d’intrusion à la résidence du préfet, le suspect hospitalisé en psychiatrie
Un homme en situation irrégulière a tenté de pénétrer dans la résidence officielle du représentant de l’État dimanche soir. Interpellé par la sécurité, il a été placé en hospitalisation d’office après avoir tenu des propos incohérents.
Une tentative avortée grâce à la vigilance de la sécurité
Dimanche 28 décembre en soirée, la résidence officielle du préfet de Mayotte François-Xavier Bieuville a été la cible d’une tentative d’intrusion. Un individu de nationalité rwandaise, en situation irrégulière sur le territoire, a cherché à forcer le portail d’entrée à l’aide d’une barre métallique.
L’intervention rapide d’un agent de sécurité posté sur les lieux a permis de faire échouer cette tentative. Le suspect, jusqu’alors inconnu des services judiciaires, a immédiatement été interpellé et placé en garde à vue pour dégradations d’un bien d’utilité publique.
Un état psychique incompatible avec la procédure judiciaire
Selon le parquet de Mayotte qui s’est exprimé mardi 30 décembre, l’individu présentait un comportement inquiétant lors de sa garde à vue. Tenant des propos décousus et manifestant des signes évidents de troubles mentaux, il a rapidement fait l’objet d’une mesure d’hospitalisation d’office.
L’expertise psychiatrique ordonnée dans ce cadre a confirmé une altération du discernement chez le mis en cause. Son état psychique ne permettait pas de poursuivre les investigations dans le cadre habituel de la garde à vue. Cette hospitalisation sous contrainte se justifie par la nécessité d’une prise en charge médicale immédiate.
Des faits passibles de lourdes sanctions
Les actes reprochés au suspect constituent des infractions graves au regard du Code pénal. La dégradation d’un bien d’utilité publique expose son auteur à une peine maximale de cinq années d’emprisonnement assortie d’une amende pouvant atteindre 75 000 euros.
La qualification retenue souligne la dimension symbolique de l’acte, qui visait directement la résidence d’un représentant de l’autorité publique. Les investigations se poursuivent pour déterminer les motivations exactes de cet individu et éclaircir les circonstances précises de cette tentative d’intrusion.
Une condamnation ferme du gouvernement
La ministre des Outre-mer Naïma Moutchou a réagi fermement lundi sur les réseaux sociaux. Elle a dénoncé une attaque directe contre la République à travers la personne du préfet. Dans son message publié sur X, elle a souligné l’engagement de François-Xavier Bieuville au service du territoire mahorais depuis près de deux ans.
La ministre a qualifié ces faits de ligne rouge franchie, estimant que toute agression visant un préfet constitue une atteinte aux institutions républicaines. Elle a exprimé son soutien total au préfet ainsi qu’à l’ensemble de ses collaborateurs, condamnant les faits avec la plus grande fermeté.
(Merci Laurent B.)
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