Un avocat de 65 ans du barreau de Pontoise sera jugé le 15 octobre 2026 à Nanterre pour des faits présumés liés à la prostitution de mineur, au chantage sexuel, au harcèlement moral et à la détention d’images pédopornographiques. Il conteste plusieurs accusations.

Avocat au barreau de Pontoise : un procès à Nanterre pour prostitution de mineur, chantage sexuel et pédopornographie
Un avocat de 65 ans, inscrit au barreau de Pontoise, est renvoyé devant le tribunal correctionnel de Nanterre (Hauts-de-Seine). Il doit être jugé le 15 octobre 2026 pour « recours à la prostitution de mineurs », « chantage à caractère sexuel », « harcèlement moral » et « détention et consultation habituelle d’images à caractère pédopornographique », selon les éléments de la procédure. L’intéressé conteste notamment avoir eu connaissance de la minorité du plaignant et réfute tout chantage.
Une plainte déposée par un adolescent fin 2024
L’enquête démarre à la fin de l’année 2024, lorsqu’un adolescent âgé de 17 ans se présente au commissariat pour déposer plainte, évoquant une situation de harcèlement, relate Le Parisien.
D’après ses déclarations, il aurait rencontré l’avocat en février 2023 via un site de rencontre entre hommes, en se présentant comme majeur. Le jeune indique ensuite avoir eu des relations sexuelles tarifées avec cet homme, notamment au cabinet de l’avocat ou dans un hôtel.
Le plaignant affirme avoir perçu 2,500 euros en espèces et environ 4,000 euros en cadeaux. Il explique avoir voulu mettre un terme à cette relation lorsque les demandes seraient devenues plus insistantes.
Remboursement exigé et accusations de chantage
Selon le récit du jeune plaignant, l’avocat lui aurait alors demandé de rembourser les sommes et cadeaux, ou d’accepter de nouveaux rapports sexuels. Après un refus, les échanges auraient, toujours selon la plainte, pris la forme d’un chantage.
Le plaignant affirme que l’homme menaçait d’envoyer à sa famille des photos et vidéos à caractère intime, susceptibles de révéler son orientation sexuelle. L’adolescent dit avoir remis 1,500 euros, tout en assurant que la pression ne se serait pas arrêtée.
Il évoque également des passages répétés de l’avocat à proximité de son lieu de travail, une boulangerie, où il dit avoir été observé.
Interpellation à Magny-en-Vexin et perquisition encadrée
Le mis en cause, marié et père de quatre enfants, a été interpellé à son domicile de Magny-en-Vexin. Une perquisition a été menée avec la présence de la bâtonnière et d’un représentant du parquet de Nanterre, conformément au cadre spécifique applicable lorsqu’un avocat est visé.
Du matériel informatique et un téléphone ont été saisis. L’homme a été placé en garde à vue dans les locaux de la division de la criminalité territoriale des Yvelines, le temps des premières vérifications.
La version de l’avocat : ignorance de la minorité et contestations
Au cours des auditions, l’avocat a reconnu avoir eu des relations extraconjugales avec trois hommes, dont le plaignant, selon la procédure. Il soutient toutefois n’avoir jamais soupçonné que l’adolescent était mineur.
Il affirme qu’à partir du moment où la minorité lui aurait été révélée, il aurait cessé toute relation et demandé le remboursement des cadeaux. Concernant le chantage et le harcèlement, il assure avoir seulement répondu à des menaces du jeune homme, qui aurait, selon lui, évoqué la possibilité de révéler sa bisexualité à sa famille.
Sur sa présence à la boulangerie, il indique qu’il fréquentait déjà l’établissement avant les faits et qu’il aurait continué à s’y rendre pour cette raison.
Exploitation du matériel : ce que disent les investigations
Remis en liberté pendant l’exploitation des supports saisis, l’avocat a ensuite fait l’objet de nouvelles mesures de garde à vue le mardi 24 février, dans le cadre de la poursuite des investigations.
Les enquêteurs disent avoir découvert sur les appareils des images à caractère sexuel mettant en scène de jeunes hommes, des factures d’hôtel, ainsi que des échanges avec un homme portant sur des relations sexuelles tarifées. Cinq photographies à caractère pédopornographique auraient également été retrouvées.
L’avocat continue de contester avoir su que le plaignant était mineur au moment des faits allégués. Il nie tout « chantage à caractère sexuel » et assure, s’agissant des images pédopornographiques, ne pas les avoir téléchargées.
Un jugement fixé au 15 octobre 2026
Le dossier doit être examiné le 15 octobre 2026 devant le tribunal correctionnel de Nanterre. Les infractions visées à ce stade sont, selon les éléments communiqués dans la procédure, le « recours à la prostitution de mineurs », le « chantage à caractère sexuel », le « harcèlement moral » et la « détention et consultation habituelle d’images à caractère pédopornographique ».
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Bravo l’avocat… Il est sensĂ© dĂ©fendre ce genre d’actes…
Quelle honte… Un homme de droit qui fait du chantage et autre….