Mort de Nahel Merzouk à Nanterre : la cour d’appel de Versailles ordonne un procès du policier, mais retient des violences volontaires avec arme sans intention de donner la mort.

Mort de Nahel Merzouk lors d’un refus d’obtempérer à Nanterre : le policier sera jugé pour violences volontaires ayant entraîné la mort, l’intention de tuer écartée
Près de deux ans après la mort de Nahel Merzouk, 17 ans, lors d’un refus d’obtempérer à Nanterre, la cour d’appel de Versailles ordonne la tenue d’un procès du policier qui a tiré. Elle écarte toutefois l’intention homicide et retient la qualification de « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner ».
Une décision d’appel qui change la qualification
La cour d’appel de Versailles décide ce jeudi de renvoyer le fonctionnaire de police Florian M. devant la cour criminelle départementale des Hauts-de-Seine pour « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner », selon un communiqué de la juridiction. L’intention de tuer, qui était au cœur de la qualification de meurtre, n’est pas retenue à ce stade.
Les faits : un tir lors d’un refus d’obtempérer
Le 27 juin 2023, Nahel, 17 ans, a été tué à Nanterre (Hauts-de-Seine) par un policier après un refus d’obtempérer.
Retour sur la procédure judiciaire
En juin 2025, deux juges d’instruction avaient ordonné le renvoi de Florian M. devant la cour d’assises pour meurtre, conformément aux réquisitions du parquet de Nanterre.
Le policier avait fait appel de cette ordonnance, et l’examen du dossier s’était tenu à huis clos, devant la chambre de l’instruction, en décembre.
Contrôle judiciaire : les mesures déjà prises
Dans la procédure, Florian M. a été mis en examen pour meurtre puis incarcéré pendant cinq mois, avant d’être remis en liberté sous contrôle judiciaire en novembre 2023.
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