À Mayotte, un homme armé a attaqué deux gendarmes lors d’un contrôle routier à Tsingoni, blessant l’un d’eux avant d’être abattu. Deux enquêtes judiciaires sont en cours et une autopsie a été ordonnée.

Mayotte : un homme abattu après avoir blessé un gendarme lors d’un contrôle routier
Un individu armé a été tué par un militaire de la gendarmerie vendredi à Mayotte, après avoir attaqué deux gendarmes en mission de contrôle routier sur la commune de Tsingoni. L’un des deux agents a été blessé au cours de l’agression. Le parquet de l’île a annoncé l’ouverture de deux enquêtes judiciaires distinctes et la réalisation prochaine d’une autopsie.
Une attaque à mains armées lors d’un contrôle de routine
Les faits se sont produits en fin de semaine sur la commune de Tsingoni, dans le nord-ouest de Mayotte. Selon les informations du Parisien, deux gendarmes procédaient à un contrôle routier lorsqu’ils ont été confrontés à un homme porteur d’une arme. Sans que la nature exacte de cette arme n’ait été précisée par les autorités judiciaires, l’individu a fait usage de celle-ci, blessant l’un des deux militaires.
Face à cette attaque, le second gendarme a ouvert le feu. L’homme a été touché et n’a pas survécu à ses blessures. Le procureur de la République de Mayotte, Guillaume Dupont, a confirmé les faits dans un communiqué officiel.
Deux enquêtes pour établir les responsabilités
Le parquet a immédiatement diligenté deux enquêtes parallèles afin de faire toute la lumière sur cet événement. La première porte sur des faits de violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Dans ce cadre, l’un des deux gendarmes impliqués a été placé en garde à vue, conformément à la procédure habituelle applicable lorsqu’un agent de l’État fait usage de son arme.
La seconde enquête vise, quant à elle, les violences volontaires aggravées commises sur un dépositaire de l’autorité publique, en référence à l’agression dont a été victime le gendarme blessé.
Une autopsie pour déterminer les circonstances exactes
Afin de compléter les investigations en cours, une autopsie du défunt a été ordonnée. Elle devra permettre de préciser les conditions exactes du décès et d’apporter des éléments médicaux légaux aux deux procédures judiciaires ouvertes.
Cette affaire intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu sur l’archipel mahorais, où les forces de l’ordre font régulièrement face à des situations à haut risque lors de leurs missions quotidiennes.
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