À Vichy, une femme de 94 ans a été violemment agressée par deux jeunes de 18 ans qui voulaient lui voler son sac. Fracture du col du fémur, 48h de coma, pronostic vital engagé. Mises en examen, elles voulaient « s’amuser ».

Vichy : une nonagénaire entre la vie et la mort après une agression d’une violence extrême
Le 4 mars, en plein jour à Vichy, une femme de 94 ans a été sauvagement agressée par deux jeunes femmes de 18 ans qui cherchaient à lui dérober son sac à main. Projetée au sol avec une force brutale, la nonagénaire a subi des blessures irréversibles. Les deux suspectes, désormais mises en examen et placées en détention provisoire, ont reconnu les faits sans manifester le moindre remords. Leur motivation avancée lors des auditions : elles voulaient « s’amuser ».
Une attaque en pleine journée aux abords d’un centre commercial
C’est rue Lucas, à Vichy, aux abords du centre commercial Les Quatre Chemins, que le drame s’est noué en milieu de journée, relate Le Figaro. La victime, âgée de 94 ans, se déplaçait seule et paisiblement lorsqu’elle a été ciblée par les deux suspectes. L’une d’elles, sous l’impulsion de l’autre, a tenté d’arracher violemment son sac à main. Loin de céder, la vieille dame a crié et tenté de résister. Les deux agresseuses ont alors redoublé de violence, la plaquant au sol. Dans sa chute, la nonagénaire a heurté de plein fouet un plot en béton.
Des blessures gravissimes aux conséquences irréversibles
Le choc a été d’une violence extrême. La victime a été prise en charge par les secours avec un pronostic vital engagé, souffrant d’un traumatisme cranio-facial, d’une fracture du col du fémur et de plusieurs hématomes. Elle a été plongée dans le coma pendant quarante-huit heures. Deux jours après les faits, son état demeurait critique. Selon une source judiciaire, les séquelles seront définitives : à son âge, la victime ne pourra plus jamais marcher.
Un policier hors-service interpelle les suspectes au péril de sa sécurité
Alerté par les cris de la victime, un policier qui se trouvait sur les lieux à titre privé est intervenu alors que les deux jeunes femmes s’apprêtaient à fuir, sans s’être préoccupées un seul instant de l’état de la personne qu’elles venaient de blesser. Après avoir décliné sa qualité, il a tenté de les immobiliser. Les deux suspectes ont réagi en le frappant, en l’accablant d’insultes, et l’une d’elles a filmé la scène avec son téléphone. C’est grâce à l’intervention décisive d’un second passant que les deux femmes ont finalement pu être maîtrisées jusqu’à l’arrivée des renforts.
Mises en examen et écrouées, elles voulaient « s’amuser »
À l’issue de leurs gardes à vue, les deux jeunes femmes ont été mises en examen et placées en détention provisoire. Elles répondent des chefs de vol avec violence ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente, ainsi que d’outrage et de violences sur personne dépositaire de l’autorité publique. Les charges pesant sur l’une d’elles sont aggravées par sa consommation de cocaïne, confirmée par les analyses toxicologiques. Lors de leurs auditions, les deux mises en examen ont sommairement reconnu les faits, expliquant avoir voulu « s’amuser ».
Des profils marqués par la précarité et la violence
Toutes deux originaires de Clermont-Ferrand, les suspectes évoluaient dans un environnement social particulièrement dégradé, marqué par la violence et la précarité. Au moment des faits, elles étaient toutes deux accompagnées par des associations locales ou prises en charge par l’Aide sociale à l’enfance. L’une d’elles aurait été mise à la porte de chez elle à ses 18 ans, son compagnon et sa mère étant alors incarcérés. Le père de la seconde aurait survécu à une tentative d’assassinat l’année précédente. Plusieurs membres de leur entourage se trouvent actuellement en détention. Le parquet de Cusset a ouvert une information judiciaire : les investigations se poursuivent désormais sous la conduite d’un juge d’instruction.
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Pauvre mamie…
C’est vraiment inacceptable, honteux cette agression sur une personne âgĂ©e sans dĂ©fense…
Des racailles, elles trouvent amusant d’agresser cette personne ??
Je ne pardonne pas de tels gestes, mĂŞme si ces personnes sont en difficultĂ©, sans famille pour les aider, Ă leur âge elles auraient pu vouloir s’en sortir….