Une femme de 35 ans a été retrouvée assassinée par arme à feu dans son appartement d’Ivry-sur-Seine ce mardi. Son ex-compagnon, garde du corps, gisait mort à ses côtés. La piste d’un féminicide suivi d’un suicide est privilégiée par les enquêteurs du parquet de Créteil.

Ivry-sur-Seine : un garde du corps tue son ex-compagne puis se suicide, la piste du féminicide privilégiée
Une femme de 35 ans a été retrouvée morte par arme à feu dans son appartement d’Ivry-sur-Seine ce mardi après-midi. À ses côtés, le cadavre de son ex-compagnon, professionnel de la sécurité. Tout indique qu’il l’a abattue avant de se donner la mort. L’enquête a été confiée à la police judiciaire du Val-de-Marne.
Un policier tire la sonnette d’alarme
C’est son nouveau compagnon qui a déclenché l’alerte. Agent de la brigade fluviale, il se présente ce mardi en début d’après-midi au commissariat d’Ivry-sur-Seine, visiblement préoccupé. Depuis la nuit de dimanche à lundi, la femme avec laquelle il est en couple depuis environ un mois ne donne plus signe de vie — ce qui, assure-t-il, n’est pas dans ses habitudes. Il a tenté de la joindre, s’est rendu à son domicile : porte close, silence total.
Le policier rapporte également qu’elle lui avait fait part de sérieuses difficultés avec son ex-compagnon. Même constat du côté de ses collègues de travail, qu’il a contactés en parallèle : aucun n’a eu de nouvelles. Face à l’insistance du signalant, une plainte pour disparition inquiétante est enregistrée.
La téléphonie oriente les enquêteurs
Le parquet de Créteil confie rapidement l’affaire à la brigade de répression de la délinquance contre la personne, un service spécialisé de la police judiciaire parisienne qui dispose notamment d’une unité dédiée aux disparitions inquiétantes. Les investigations débutent à peine que les enquêteurs obtiennent un premier élément déterminant : l’analyse de la téléphonie révèle que le portable de la jeune femme borne sur un relais correspondant à son domicile. Elle serait donc chez elle — mais ne répond pas.
À noter que la victime n’avait jamais déposé de plainte contre son ex-compagnon pour des faits de violence. Elle en avait cependant confié l’existence à son nouveau compagnon, d’après son témoignage aux enquêteurs.
Les pompiers forcent la porte, deux corps découverts
Le nouveau compagnon de la victime retourne sur place et insiste pour que la porte soit ouverte. Peu avant 15h30, les pompiers interviennent et fracturent l’entrée. Ce sont les secouristes qui pénètrent en premier dans les lieux — et découvrent la scène, relate Le Parisien.
La femme de 35 ans gît sans vie dans son appartement, tuée par arme à feu. À proximité, le cadavre de son ex-compagnon, garde du corps de profession. L’hypothèse retenue par les enquêteurs est celle d’un féminicide suivi d’un suicide : il l’aurait abattue avant de retourner l’arme contre lui-même. « Il faut toutefois rester très prudent sur les circonstances exactes de cette affaire », tempère une source proche du dossier.
La police judiciaire du Val-de-Marne a été chargée de la suite des investigations.
Un féminicide de plus dans un bilan déjà alarmant
Ce drame survient dans un contexte de vigilance accrue autour des violences conjugales. Selon les données de la Mission interministérielle pour la protection des femmes (Miprof), 107 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint en 2024, contre 96 l’année précédente. Depuis le 1er janvier 2026, le collectif #NousToutes recense déjà 27 femmes mortes sous les coups de leur partenaire ou ex-partenaire.
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