Une fusillade éclate en plein dimanche après-midi dans la cité Richepin à Brest : une adolescente de 14 ans touchée par une balle perdue, un homme de 25 ans blessé, une kalachnikov retrouvée sur place. Une enquête pour tentative d’homicide a été ouverte.

Fusillade à Brest : une adolescente blessée par une balle perdue, une kalachnikov retrouvée sur place
Une adolescente de 14 ans touchée chez elle, un homme de 25 ans probablement visé, une kalachnikov abandonnée par deux fuyards : la fusillade survenue dimanche 19 avril 2026 dans la cité Richepin, à Lambézellec, a plongé ce quartier populaire de Brest dans un état de choc. Une enquête pour tentative d’homicide a été confiée à la division de la criminalité organisée.
Une adolescente atteinte par une balle perdue dans son appartement
C’est peu après 16 heures, en ce dimanche d’avril, que des détonations ont retenti dans la cité Richepin, un ensemble d’immeubles situé à proximité immédiate du bourg de Lambézellec, à Brest. Au même moment, une adolescente de 14 ans se trouvait chez elle en compagnie de sa famille. La porte-fenêtre donnant sur le balcon étant ouverte, la jeune fille a été atteinte à la jambe par une balle perdue, relate Actu.fr.
Transportée rapidement en milieu hospitalier, elle a été opérée le soir même. Le maire de Brest, Stéphane Roudaut, qui s’est rendu sur place sans délai avec deux élues, a tenu à rassurer : la blessure n’a pas touché le muscle de la jambe et son pronostic vital n’est pas engagé. En revanche, le reste de la famille demeure profondément traumatisé par les événements.
Une kalachnikov abandonnée lors d’une fuite à trottinette
Des policiers en patrouille dans le secteur ont entendu les coups de feu et sont intervenus immédiatement. En tentant d’interpeller deux individus suspects, ces derniers ont pris la fuite à trottinette, laissant derrière eux une kalachnikov.
Éric Kerbrat, secrétaire départemental du syndicat policier Un1té, a souligné la gravité de la situation : les fonctionnaires présents sur les lieux auraient pu eux-mêmes se retrouver dans la ligne de tir. Il tire également la sonnette d’alarme sur le manque de moyens humains à Brest, évoquant une quinzaine de postes manquants entre le service des stupéfiants et la brigade d’intervention.
Peu après la fusillade de la cité Richepin, de nouveaux tirs ont été signalés dans le quartier voisin de Pontanézen, sans qu’un lien entre les deux incidents ait été formellement établi à ce stade.
Un deuxième blessé : l’enquête confiée à la criminalité organisée
Dans un communiqué officiel, le procureur de la République de Brest, Stéphane Kellenberger, a précisé que les tireurs étaient cagoulés et vêtus de noir. Un second blessé a également été pris en charge par les secours : un homme de 25 ans, considéré comme la cible probable des tirs. Son état n’inspire pas d’inquiétude immédiate.
L’enquête, ouverte pour tentative d’homicide volontaire, a été confiée à la Division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS) du commissariat de Brest. Des compagnies républicaines de sécurité (CRS) ont par ailleurs été déployées dans le quartier dès dimanche soir afin d’assurer la sécurisation du secteur.
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