Un ouvrier d’une vingtaine d’années a perdu la vie après être tombé dans un hachoir industriel au sein de l’usine Lustucru de Saint-Genis-Laval. L’inspection du travail, la gendarmerie et le parquet ont ouvert une enquête. La CGT dénonce des cadences excessives et des conditions de travail dangereuses.

Mort d’un ouvrier dans un hachoir chez Lustucru : l’usine fermée, une enquête ouverte
Un salarié d’une vingtaine d’années a trouvé la mort dans la nuit du 17 au 18 avril dans l’usine Lustucru de Saint-Genis-Laval, dans le Rhône, après être tombé dans un hachoir industriel. Le site est à l’arrêt depuis le drame. Une enquête impliquant la gendarmerie, l’inspection du travail et le parquet a été ouverte. La CGT pointe des manquements graves en matière de sécurité.
Un accident mortel en pleine nuit de production
C’est dans la nuit du vendredi 17 au samedi 18 avril qu’un jeune ouvrier employé sur le site de fabrication Lustucru de Saint-Genis-Laval, dans le Rhône, a trouvé la mort dans des circonstances dramatiques, relate BFMTV. La victime, âgée d’une vingtaine d’années, a chuté dans un hachoir industriel au cours de son poste de nuit. L’usine, qui emploie environ une centaine de salariés, a immédiatement été mise à l’arrêt à la suite du drame.
Le site toujours fermé, les salariés sous le choc
Ce lundi 20 avril, aucune reprise d’activité n’avait été enregistrée sur le site. Un comité social et économique (CSE) était prévu dans la journée. La direction de Lustucru a confirmé la fermeture temporaire du site, indiquant que celle-ci serait maintenue « jusqu’à ce que l’enquête, toujours en cours, détermine précisément les circonstances de ce tragique accident », ajoutant que l’entreprise « coopère pleinement avec les autorités compétentes ».
Du côté des salariés, le traumatisme est profond. « Les salariés sont très choqués et très en colère », a déclaré Damien Ferrier, secrétaire de l’Union régionale CGT agro-alimentaire, soulignant la gravité du climat social sur ce site.
La CGT dénonce des conditions de travail dégradées
Le syndicat affirme avoir, par le passé, alerté la direction sur plusieurs dysfonctionnements et problèmes de sécurité restés sans réponse suffisante. Damien Ferrier évoque des « cadences qui augmentent », un fort « turn-over de salariés en intérim ou en CDD » et des « conditions de travail très dégradées ». Ces déclarations jettent une lumière crue sur la gestion des risques au sein de cet établissement agroalimentaire.
Une enquĂŞte judiciaire et administrative en cours
La préfecture du Rhône a annoncé que les services de l’inspection du travail conduiraient leurs investigations en lien avec la gendarmerie et le parquet, l’objectif étant de permettre une reprise d’activité dans des conditions de sécurité garanties pour l’ensemble des salariés. Le parquet a, de son côté, confirmé l’ouverture d’une enquête, précisant qu’elle pourrait prendre « du temps » compte tenu de la complexité des vérifications à effectuer.
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