Un habitant du XVIIIe arrondissement de Paris a transporté en train un obus de la Seconde Guerre mondiale trouvé en Normandie avant de le remettre en main propre au commissariat de son quartier. Le bâtiment a été évacué et les démineurs dépêchés sur place. Ce n’est pas la première fois qu’un tel scénario se produit à Paris.

Un obus de la Seconde Guerre mondiale transporté en train jusqu’au commissariat du XVIIIe arrondissement de Paris
Un habitant de Paris a provoqué lundi matin l’évacuation du commissariat de la rue de Clignancourt en y déposant personnellement un obus découvert lors du vidage d’une maison en Normandie. Un geste spectaculaire qui aurait pu tourner au drame, et qui n’est pas sans précédent dans la capitale.
Un obus dans le train, puis au comptoir du commissariat
C’est une scène pour le moins inhabituelle qui s’est déroulée en fin de matinée ce lundi dans le XVIIIe arrondissement de Paris, relate Le Parisien. Un homme s’est présenté à l’accueil du commissariat de la rue de Clignancourt avec, entre les mains, un obus datant de la Seconde Guerre mondiale. L’engin avait été mis au jour lors du vidage d’une propriété familiale en Normandie, région historiquement parsemée de munitions non explosées héritées des combats de 1939-1945.
Plutôt que de contacter les autorités sur place ou d’alerter les services compétents par téléphone, l’homme a choisi de ramener l’engin avec lui à bord d’un train jusqu’à la capitale, avant de se rendre dans le commissariat le plus proche de son domicile pour le remettre aux policiers. Une initiative aussi bien intentionnée que particulièrement risquée.
Évacuation et déploiement d’un périmètre de sécurité
Dès la remise de l’objet, le protocole de sécurité s’est immédiatement enclenché. Le commissariat a été entièrement évacué et un périmètre de sécurité a été établi dans la rue de Clignancourt, perturbant la vie du quartier pendant de longues minutes. Le gérant d’un bureau de tabac voisin a indiqué ne pas avoir pu accéder à son commerce durant toute la durée de l’intervention. Dans un établissement proche, des clients ont dû se confiner sur place pendant une trentaine de minutes.
Les équipes de déminage du Laboratoire central de la préfecture de police ont été dépêchées sur place afin de déterminer si l’engin présentait un danger réel. Leur intervention a permis de sécuriser la situation et de lever le périmètre.
Un scénario déjà vu à Paris
Ce type d’incident n’est pas inédit dans la capitale. L’année précédente, un scénario similaire s’était produit dans le XVe arrondissement, où un homme avait également apporté un obus au commissariat de la rue de Vaugirard. Il s’apprêtait à vider le logement d’un proche et avait jugé prudent de confier l’engin aux forces de l’ordre. La rue avait alors été brièvement coupée à la circulation, avant que les démineurs ne constatent qu’il s’agissait en réalité d’une bombe neutralisée utilisée comme objet décoratif.
15 000 personnes évacuées à Colombes pour une bombe de 225 kg
Dans un registre autrement plus sérieux, les services de déminage sont également intervenus ce même week-end à Colombes, dans les Hauts-de-Seine. Un engin explosif de 225 kilogrammes, remontant aux bombardements de la Seconde Guerre mondiale, avait été mis au jour le 10 avril par des ouvriers sur un chantier. Dimanche, quelque 15 000 riverains résidant dans un rayon de 450 mètres autour du site ont dû quitter leur logement le temps que les artificiers procèdent à la destruction contrôlée de la bombe.
Que faire en cas de découverte d’un engin suspect ?
Ces deux affaires rappellent une règle fondamentale de sécurité : toute découverte d’un objet susceptible d’être un engin explosif doit impérativement conduire à ne pas y toucher, à éloigner immédiatement les personnes présentes et à contacter sans délai les forces de l’ordre ou le 18. Transporter soi-même un tel objet, aussi bonne que soit l’intention, expose à des risques graves pour soi-même et pour autrui.
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