Une enquête de CNN révèle l’existence d’un site pornographique et d’un groupe Telegram regroupant des milliers d’hommes échangeant des conseils pour droguer et violer leur femme. Plus de 20 000 vidéos de femmes violées dans leur sommeil, des millions de vues : le portrait glaçant d’un réseau mondial de violeurs organisés.

Une « académie mondiale du viol » : CNN dévoile un réseau de milliers d’hommes organisés pour droguer et violer leur femme
Un site pornographique en accès libre et un canal Telegram secret. C’est dans ces espaces numériques que des milliers d’hommes s’échangeaient méthodes et encouragements pour soumettre chimiquement leur conjointe avant de la violer. Une enquête de la chaîne américaine CNN lève le voile sur un phénomène d’une ampleur terrifiante.
Un réseau mondial structuré autour du viol filmé
Le groupe se faisait appeler « zzz » — une référence directe au sommeil de leurs victimes. Selon l’enquête menée par CNN et rapportée par 20 Minutes, il gravitait autour de Motherless.com, un site pornographique accessible au grand public, ainsi que d’un canal Telegram associé fonctionnant comme une véritable chambre d’échange entre agresseurs.
Près d’un millier d’utilisateurs y étaient enregistrés. Ensemble, ils partageaient conseils pratiques, encouragements et enregistrements vidéo de femmes violées pendant leur sommeil, regroupés sous la catégorie explicite « sleep porn ». Ces contenus auraient été visionnés des centaines de milliers de fois. Le site lui-même aurait atteint le pic de 81 millions de vues au cours du seul mois de mars.
Plus de 20 000 vidéos de femmes violées dans leur sommeil
L’enquête de CNN fait état de plus de 20 000 vidéos classées dans cette seule catégorie, impliquant des femmes violées à leur insu, filmées et diffusées sans leur consentement. Les utilisateurs provenaient de tous les continents, transformant ce réseau en une structure transnationale de violences sexuelles organisées.
Les échanges ne se limitaient pas au partage de vidéos : des discussions détaillées portaient sur les substances à utiliser pour endormir les victimes, les dosages, et les moyens d’éviter la détection. Un fonctionnement en réseau qui a conduit CNN à qualifier cette communauté d’« académie mondiale du viol ».
Un phénomène qui rappelle l’affaire Pelicot et les révélations allemandes
Cette enquête résonne douloureusement avec l’affaire Gisèle Pelicot, dont le procès en 2024 avait bouleversé l’opinion publique française et internationale. Droguée par son ex-mari pendant des années, elle avait été violée par des dizaines d’hommes recrutés en ligne, à son insu. En choisissant de renoncer à l’anonymat, Gisèle Pelicot était devenue un symbole mondial de la lutte contre les violences sexuelles et la soumission chimique.
Le phénomène dépasse largement les frontières. Fin 2024, la radio publique allemande ARD avait déjà révélé l’existence d’un groupe Telegram rassemblant 70 000 hommes partageant des techniques de viol et d’agression sexuelle. Des chiffres qui illustrent l’ampleur industrielle d’un phénomène longtemps sous-estimé par les institutions.
La soumission chimique, un crime invisible et massif
La soumission chimique — le fait de droguer une personne à son insu pour la violer — est un crime particulièrement difficile à détecter et à poursuivre. Les victimes, inconscientes lors des faits, ne conservent souvent aucun souvenir des agressions. Les substances utilisées sont rapidement éliminées par l’organisme, rendant les preuves toxicologiques difficiles à obtenir.
L’enquête de CNN met en lumière la dimension collective et organisée de ces pratiques criminelles, portées par des outils numériques grand public qui permettent à des agresseurs dispersés aux quatre coins du monde de former une communauté soudée, encourageant et perfectionnant leurs crimes.
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il faudrait couper les 2 mains a ces ordures