Un homme de 22 ans, sous obligation de quitter le territoire français, a été condamné à 7 mois de prison avec sursis pour s’être exhibé et masturbé devant une cheffe de bord SNCF dans un train Compiègne-Chauny. Déjà impliqué dans un fait similaire en février, il avait adopté une attitude d’opposition totale lors de son procès.

Il s’exhibe devant une agente SNCF dans un train picard : 7 mois de sursis pour un homme sous OQTF
Un ressortissant burkinabé de 22 ans, en situation irrégulière et assigné à résidence à Compiègne, a été condamné pour exhibition sexuelle commise dans un train reliant Compiègne à Chauny. Absent à l’audience, l’individu — déjà impliqué dans un acte similaire deux mois plus tôt — a été reconnu coupable malgré son attitude d’obstruction systématique.
Un acte commis en plein jour devant une professionnelle de la SNCF
Le mercredi 16 avril, en milieu de journée, une cheffe de bord effectue un contrôle de routine dans un train circulant entre Compiègne et Chauny, rapporte Oise hebdo. Vers 12h45, elle s’approche d’un passager au regard absent pour vérifier son titre de transport. L’homme lui remet alors un document officiel : une obligation de quitter le territoire français (OQTF).
Quelques secondes plus tard, il baisse son pantalon, saisit son sexe et se masturbe devant l’agente. Sous le choc, celle-ci jette le document et déclenche immédiatement l’alerte auprès de ses collègues, avant d’entreprendre l’évacuation du wagon.
Interpellation et identification du suspect
L’individu est rapidement interpellé et placé en garde à vue. Son identité est établie : il s’agit de Moussa Boa, 22 ans, ressortissant du Burkina Faso, sans domicile fixe et en situation irrégulière sur le territoire français. La procédure se déroule au commissariat de Compiègne, ville dans laquelle il était pourtant tenu de pointer régulièrement dans le cadre d’une assignation à résidence — obligation qu’il n’avait pas respectée.
Durant la garde à vue, son comportement se révèle particulièrement difficile à gérer pour les enquêteurs. Il refuse toute assistance juridique, adresse des gestes obscènes aux forces de l’ordre et simule alternativement l’incompréhension et le sommeil lorsqu’on l’interroge. Les policiers constatent néanmoins qu’il interagit de façon informelle, révélant une stratégie délibérée d’obstruction.
Un profil déjà connu des services de police
L’enquête révèle que Moussa Boa n’en est pas à son premier incident. Arrivé en France au printemps 2024, il avait déjà été mis en cause pour des faits d’outrage en septembre de la même année. Plus grave encore, un incident similaire avait été signalé le 12 février 2026 dans un train transportant de nombreux lycéens.
Ce jour-là , deux jeunes femmes avaient alerté la contrôleuse du train, décrivant avec précision les agissements d’un homme qui s’était exhibé et masturbé devant elles. L’individu avait été identifié comme étant Moussa Boa. Faute d’avoir relevé l’identité des victimes à ce moment-là , aucune poursuite n’avait été engagée.
Un procès sans le prévenu
Le lundi 20 avril, Moussa Boa ne se présente pas à l’audience correctionnelle à laquelle il était convoqué pour les faits du 16 avril. La procureure Alix Matras souligne l’impasse judiciaire créée par son attitude : « C’est un dossier pour lequel nous n’aurons pas plus d’explications. Le prévenu entretient un flou généralisé par son comportement d’opposition, voire de simulation. » Elle requiert dix mois d’emprisonnement avec sursis simple.
La défense, assurée par maître Lucile Voisin, s’est trouvée dans une position délicate, plaidant en l’absence de son client. L’avocate a évoqué une possible fragilité psychologique et relevé l’absence d’images de vidéosurveillance susceptibles d’établir formellement la culpabilité de son client.
Condamné à sept mois de prison avec sursis
Le tribunal, présidé par Clément Clochet, n’a pas été convaincu par ces arguments. Estimant les faits établis et la culpabilité avérée, il a condamné Moussa Boa à sept mois d’emprisonnement avec sursis simple. L’individu, qui fait par ailleurs l’objet d’une procédure d’expulsion du territoire, reste sous le coup de son OQTF.
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