Un homme de 23 ans a tenté de poignarder un interne aux urgences de Lyon Sud samedi soir. Placé en garde à vue, il était positif à la cocaïne.

Urgences de Lyon Sud : un interne agressé au couteau, le personnel soignant sous le choc
Un homme de 23 ans, sans domicile fixe, a tenté de poignarder un jeune médecin en formation aux urgences de l’hôpital Lyon Sud à Pierre-Bénite, dans la soirée du samedi 9 mai. Maîtrisé par le personnel et interpellé par des gendarmes présents sur place, il a été placé en garde à vue après avoir reconnu les faits. L’incident ravive le débat sur la sécurité des soignants.
Une attaque soudaine en salle des urgences
Peu après 21h30, un individu se présente aux urgences de l’hôpital Lyon Sud et demande à être pris en charge, relate Le Progrès. Lorsqu’un interne de 21 ans s’avance pour l’accueillir, l’homme lui crache au visage, l’insulte violemment, puis sort un couteau de cuisine et tente de le poignarder. La scène se déroule devant plusieurs membres du personnel soignant présents à ce moment-là.
Le jeune médecin est parvenu à éviter le pire. Il présente des plaies superficielles et a bénéficié d’un arrêt de travail d’un jour. La rapidité de réaction du personnel hospitalier a permis de maîtriser l’agresseur avant l’arrivée d’un équipage de gendarmerie, dont les membres se trouvaient fortuitement dans l’établissement pour une intervention distincte.
Positif à la cocaïne, il reconnaît les faits
L’auteur présumé des faits, un homme de 23 ans sans domicile fixe, a été testé positif à la cocaïne après son interpellation. Placé en garde à vue, il a reconnu avoir commis les faits. Trois membres du personnel soignant ont d’ores et déjà déposé plainte.
Un infirmier ayant visionné les images de vidéosurveillance a confié à nos confrères du Progrès que la situation aurait pu tourner au drame : selon lui, il s’en est fallu de très peu pour que le jeune interne soit grièvement blessé.
« La violence va crescendo » : les soignants réclament des mesures concrètes
Au-delà du traumatisme immédiat, cet épisode illustre une montée en tension dénoncée depuis longtemps par les équipes de l’hôpital. Si les agressions verbales font désormais partie du quotidien, l’emploi d’une arme blanche représente un seuil inédit pour bon nombre de soignants, dont certains devaient reprendre leur service dans les heures suivant l’incident.
Un membre du personnel, qui a souhaité conserver l’anonymat, décrit des équipes « extrêmement choquées » et évoque un ras-le-bol général : les professionnels de santé réclament depuis un moment la présence permanente d’un agent de sécurité dans l’établissement, une demande que la direction n’a pas encore satisfaite. Une grève avait déjà eu lieu récemment pour alerter sur ces conditions de travail. Pour les soignants, cet acte de violence représente la goutte de trop.
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De mes six ans au CU de Vaulx en Velin ( PS: vandoise 30/10 )et des passages à HEH , j’ai le souvenir très net de soignants totalement acquis à la cause des interpelés . Eux les gentils, nous les méchants . Comme quoi la roue tourne .
Aux urgences hospitalières c’est affolant les individus agressifs, même envers des patients…
C’est vraiment catastrophique, il faut absolument réagir face à ces actes graves… Franchement malheureusement, nous ne sommes plus en sécurité dans notre pays